Hamilton, Vettel et Alonso lors de la première conférence de presse de la saison. Brandon Malone/Reuters
À tout seigneur, tout honneur, Sebastian Vettel, quadruple champion du monde en titre, n'a pas fait dans la langue de bois : « Notre préparation n'a pas été idéale, nous ne sommes pas dans la meilleure position pour cette course, mais ce n'est pas juste de dire que je ne suis pas optimiste. La saison va être longue et j'ai confiance dans les membres de mon équipe. »
L'écurie Red Bull Racing, quatre fois sacrée comme Vettel, de 2010 à 2013, n'a pas beaucoup roulé cet hiver, confrontée à des problèmes divers et variés, notamment avec son nouveau moteur Renault V6 turbo hybride.
« La marche est haute pour tous les pilotes. Il y a beaucoup de nouvelles choses auxquelles il faut s'habituer, et tout ne peut pas se régler du jour au lendemain », a-t-il ajouté.
Assis à côté de lui, son dauphin Fernando Alonso (Ferrari) a abondé dans son sens : « La technologie qui arrive cette année est un peu complexe pour tout le monde. Nous apprenons et développons la voiture chaque fois qu'on travaille dessus. C'est une situation inconnue, il faut juste mettre toutes les pièces (du puzzle) ensemble et maximiser ce dont on dispose. »
Vettel a ensuite fondé ses espoirs 2014 sur l'expérience d'Alonso en 2012, « quand il était à une seconde et demie de nous au premier GP et a bien failli remporter le titre en fin de saison », à trois points près.
Puis Lewis Hamilton, le troisième champion du monde du premier rang, a tout résumé en une phrase : « C'est très technique cette année, et on est tous dans le même bateau. »
Dennis discute avec Boullier
C'était la rentrée des classes, et il y avait une deuxième rangée, constituée de Felipe Massa (Williams), le Brésilien qui « prie chaque jour pour Michael Schumacher », son ancien capitaine de route chez Ferrari (voir F1 express), de Daniel Ricciardo, l'Australien promu chez Red Bull aux côtés de Vettel, et de Kevin Magnussen, le débutant danois très doué, comme le Russe Daniil Kvyat et le Suédois Marcus Ericsson.
Pendant ce temps, dans le paddock, Ron Dennis, de nouveau aux commandes de McLaren F1, avait une longue conversation avec Éric Boullier, son nouveau directeur de la compétition. Plus loin, le Japonais Kamui Kobayashi (ex-Sauber), toujours aussi populaire, faisait son premier point de presse chez Caterham, entouré de nombreux compatriotes journalistes.
Sur la piste, les Porsche puis les grosses « V8 Supercars » et les petites Mazda des courses annexes ont commencé à distraire les spectateurs, pendant que les nombreux bénévoles de l'Australian GP Corporation étrennaient leurs gilets fluo et leurs bâtons lumineux.
Les F1 entreront en piste aujourd'hui, pour les deux premières séances d'essais libres, avec leurs nouveaux moteurs V6 turbo hybrides déjà entendus par quelques « happy few » à Jerez et Bahreïn. Demain et dimanche, les qualifications et la course débuteront à 17h heure locale (8h heures heure de Beyrouth) pour s'achever au coucher du soleil dans un décor de carte postale.
(Sources : agences)


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