La baisse des ventes au détail en décembre (-0.1 %) et en janvier (-0.4 %) a alimenté les craintes d'un ralentissement de la croissance. Il y a cependant des raisons de penser que la tendance n'a pas vraiment changé. Les dépenses de consommation totales – un concept deux fois plus large que les ventes au détail – ont en effet augmenté en décembre (+0.1 %) et ont même accéléré en janvier (+0.4 %), grâce à la bonne tenue des dépenses de services. La succession des tempêtes hivernales depuis décembre perturbe assurément la composition de la consommation, au profit des dépenses en énergie et au détriment des autres dépenses discrétionnaires, mais son rythme de progression ne paraît pas amputé par ces chocs ponctuels. En volume, la consommation s'affichait en hausse de 2.2 % sur un an au début 2014, un rythme un peu supérieur à la moyenne 2013. En février, les ventes de véhicules se sont un peu reprises (+0.8 %) après deux mois de correction. Les indicateurs de confiance des ménages sont revenus sur des niveaux pré-shutdown. Au total, même s'il est possible que le mauvais temps ait pu avoir un impact négatif sur les résultats, le consensus table sur une progression des ventes au détail de 0,2 % en février.

