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Économie - Liban - Rapport

Perspectives macroéconomiques : le Liban avant-dernier de la région

Même si une légère amélioration a été constatée depuis la formation du gouvernement en février, l'instabilité politico-sécuritaire continue de miner la croissance économique du Liban,
a souligné EFG Hermes.

EFG Hermes a, de fait, pronostiqué un taux de croissance de l’économie réelle inférieur à 2 % cette année. Photo/bigstockphoto

Le Liban s'est retrouvé en 10e position sur 11 pays arabes au classement 2014 macroéconomique de la banque d'investissement régionale EFG Hermes.
Le pays du Cèdre était en 9e position en 2012 et en 2013, en 7e position en 2011 et en 8e position en 2010, a observé le rapport, cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank.
Le Liban n'a dépassé que l'Égypte au classement macroéconomique 2014, une illustration des défis politiques et économiques auxquels font face ces deux pays, a noté le rapport d'EFG Hermes.
Il convient de préciser que ce rapport, en anglais intitulé « Macroeconomic Heatmap », consiste en une prise de vue holistique et des points de comparaison à travers la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA). La « carte » d'EFG Hermes reflète les changements intervenant au niveau des prévisions de croissance et des indicateurs économiques affectés par des développements politiques récents. Le rapport synthétise 17 variables regroupées en quatre sous-catégories d'indicateurs : « Perspectives de croissance » (35 % du total), « Autres indicateurs macroéconomiques clés » (30 %), « Indicateurs socioéconomiques » (25 %) et « Attractivité des marchés de capitaux » (10 %). Notons qu'en 2011, EFG Hermes a modifié les parts des sous-catégories figurant dans son rapport afin de prendre en considération des risques politiques régionaux accrus ainsi que les changements dans les fondamentaux socioéconomiques – deux facteurs d'une importance grandissante pour les investisseurs. EFG Hermes a également attribué des notes aux variables individuelles dans chaque sous-catégorie : 68 à 100 points pour le « meilleur » score, 34 à 67 points pour une note « moyenne » et 0 à 33 points pour « faible ».

Une croissance classée « faible »
Dans les détails, le rapport d'EFG Hermes a attribué une note globale de 52,9 points sur 100 au Liban dans l'édition 2014 de son rapport macroéconomique.
La banque d'investissement a considéré que la formation d'un nouveau gouvernement en février était « un pas positif en direction d'un environnement politique plus stable, notamment au regard de la détérioration des conditions sécuritaires depuis les derniers mois ».
Mais le rapport a indiqué que cet événement, aussi positif qu'il soit, « a peu de chances de stimuler significativement l'économie libanaise en raison des risques politiques substantiels ».
EFG Hermes a, de fait, pronostiqué un taux de croissance de l'économie réelle inférieur à 2 % cette année, en comparaison avec un taux de 1,5 % l'an dernier. « Les risques macroéconomiques demeurent maîtrisés grâce aux flux de capitaux et aux niveaux adéquats de réserves en devises » du pays, a noté le rapport. Cela étant, EFG Hermes a estimé que le taux de croissance prévu du Liban était « faible », plaçant le pays du Cèdre dans la catégorie la plus « basse » en même temps que l'Algérie, Bahreïn et la Jordanie.
Le Liban faisait également partie du peloton de queue, avec l'Algérie, Bahreïn, l'Égypte, la Jordanie et le Koweït, dans la catégorie des politiques d'investissement.
Sur le plan de la croissance annuelle des prêts octroyés au secteur privé, du ratio de réserves de devises relatif au produit intérieur brut (PIB) et du taux de change moyen annuel face au dollar américain, le Liban a, par contre, été inclus dans la catégorie des « meilleurs ».
En ce qui concerne la catégorie comprenant les ratios du déficit public et de la balance des comptes courants au PIB, ainsi que la dette externe à court terme et la part de la balance des comptes courants dans les réserves en devises, le Liban a, par contre, été classé « faible ». EFG Hermes a également placé le pays dans la catégorie « faible » en raison du « peu d'ampleur et de profondeur » de sa Bourse – tout comme l'Algérie, Bahreïn, la Jordanie, Oman et le Qatar.
Sur le plan de l'accès des investisseurs étrangers, le rapport a octroyé la meilleure note au Liban ainsi qu'à Bahreïn, l'Égypte, la Jordanie et Oman.
Enfin, en parallèle, EFG Hermes a estimé que le Liban présentait un niveau « faible » de stabilité et d'efficacité gouvernementale, couplé à des risques socioéconomiques et géopolitiques « élevés ».

Le Liban s'est retrouvé en 10e position sur 11 pays arabes au classement 2014 macroéconomique de la banque d'investissement régionale EFG Hermes.Le pays du Cèdre était en 9e position en 2012 et en 2013, en 7e position en 2011 et en 8e position en 2010, a observé le rapport, cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank.Le Liban n'a dépassé que l'Égypte au classement macroéconomique 2014, une illustration des défis politiques et économiques auxquels font face ces deux pays, a noté le rapport d'EFG Hermes.Il convient de préciser que ce rapport, en anglais intitulé « Macroeconomic Heatmap », consiste en une prise de vue holistique et des points de comparaison à travers la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA). La « carte » d'EFG Hermes reflète les changements intervenant au niveau des prévisions...
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