S'adressant aux journalistes à l'issue de la réunion hebdomadaire du bloc du Changement et de la Réforme, à Rabieh, le chef de la commission parlementaire des Finances Ibrahim Kanaan a estimé que « le vide entraîne le vide », tout en se demandant comment un gouvernement incapable de s'entendre sur une déclaration ministérielle pourrait-il préparer le terrain à l'élection présidentielle et restaurer la stabilité dans le pays ?
M. Kanaan a précisé que la réunion qui s'est tenue sous la présidence du général Michel Aoun a commencé par aborder le rôle de la femme, à l'occasion de la Journée mondiale de la femme. Le bloc a rappelé qu'il a toujours été pour l'abolition des inégalités entre les hommes et les femmes, et pour l'octroi de leurs droits à ces dernières. Ensuite, le bloc s'est penché sur la situation gouvernementale et sur les obstacles qui entravent l'adoption d'une déclaration ministérielle.
Le bloc a ainsi relevé le fait que la commission chargée de la rédaction de la déclaration ministérielle n'est toujours pas arrivée à un accord, alors que les délais deviennent très courts. Le bloc a ainsi précisé que « le vide entraîne le vide, et si on arrive à une vacance à la tête de la République, cela signifiera que nous vivrons dans une jungle qui n'est pas régie par des lois et des règlements, mais par les rapports de force. L'un des dangers à ce moment-là sera de reparler d'une assemblée constituante ».
M. Kanaan a ajouté que le déficit budgétaire s'élève désormais à 6 500 milliards de LL, et l'échelle des salaires ainsi que le financement de projets stratégiques comme celui du Litani ne sont pas compris dans ce chiffre... « Où allons-nous, s'est demandé M. Kanaan, si nous n'avons pas un gouvernement en fonctions, ni un président doté d'une représentativité suffisante qui ouvre la voie aux solutions ? »
M. Kanaan a encore affirmé que le bloc du Changement et de la Réforme ne comprend pas pourquoi la commission ministérielle n'est pas encore parvenue à un accord et appelle toutes les parties concernées, qui ont intérêt à préserver l'État libanais et ses institutions, « à libérer » la déclaration ministérielle pour que le gouvernement puisse préparer l'élection présidentielle ainsi qu'une nouvelle loi électorale.
« Le vide est fatal », a encore martelé Ibrahim Kanaan. « Il est fatal pour le régime politique, d'autant qu'il mènera le Liban vers un projet nouveau dont nul ne connaît les contours, a-t-il souligné. C'est cet appel que nous avons voulu lancer en mettant chacun devant ses responsabilités. »
Liban
Kanaan : Le vide entraîne le vide, et il peut être fatal pour le régime politique
OLJ / le 12 mars 2014 à 01h05


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
ON POURRAIT REMPLIR LE VIDE DE RÉSISTANCES DE 12 VOLTS... MAIS À LA MOINDRE MONTÉE DU VOLTAGE.... ELLES BRÛLERONT !
19 h 42, le 12 mars 2014