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Liban - La Situation

La parole est au Conseil des ministres

La commission ministérielle, réunie hier au Sérail sous la présidence de M. Tammam Salam. Photo Dalati et Nohra

« Un premier miracle est arrivé lorsque le gouvernement a été formé. Un second miracle peut donc se produire avec la mise au point de la déclaration ministérielle. » C'est en ces termes que le chef du gouvernement, Tammam Salam, cité par le ministre du Travail, Sejaan Azzi, a clos les travaux hier après-midi de la commission ad hoc en charge de la rédaction de ce texte. Mais M. Azzi, qui s'exprimait devant la presse après la dispersion des membres de la commission, a pris soin d'ajouter, sourire en coin, que « les miracles n'arrivent pas tous les jours ».


L'anecdote résume bien l'état des lieux après la dixième réunion de la commission ministérielle, au terme de laquelle il a été décidé d'en référer au Conseil des ministres. Celui-ci a été convoqué pour demain jeudi, sous l'égide du président de la République, Michel Sleiman. D'après les explications de M. Azzi, les discussions ont buté sur le même obstacle qui se dresse depuis des semaines devant les membres de la commission au sujet du cadre dans lequel il faudrait faire figurer l'expression « droit à la résistance ».
On sait que tout le monde est d'accord sur l'inclusion de ce terme dans le texte de la déclaration ministérielle, mais le désaccord est persistant sur le point de savoir si la résistance doit être strictement encadrée par l'État, comme le réclame le 14 Mars, ou bien si elle doit continuer à exister en tant qu'entité autonome, ainsi que le désire le Hezbollah.


La formule qui se voulait médiane du ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, n'aura finalement pas été retenue non plus. Elle parle du « droit du Liban et des Libanais à la résistance », sans préciser de manière explicite le rôle de l'État.

 

(Lire aussi: Kanaan : Le vide entraîne le vide, et il peut être fatal pour le régime politique)


Pour l'instant, nombre d'observateurs voient dans le rejet par le Hezbollah de toute mention, même vague, de la référence étatique à côté du mot « résistance » un reflet de l'évolution du rapport de force en Iran même. L'administration du président modéré Hassan Rohani est toujours maîtresse du dossier nucléaire, mais les détracteurs du chef de l'État iranien, les pasdaran, gardent la main haute sur les questions régionales, englobant le Liban et la Syrie. Les gardiens de la révolution ont même marqué des points récemment face à M. Rohani, ce qui pourrait bien expliquer la récente radicalisation du Hezbollah.

 

(Lire aussi: Moussaoui : Nous voulons un président fort capable de protéger la résistance et le Liban)


Les perspectives se sont-elles définitivement refermées pour autant devant le gouvernement Salam ? Il ne semble pas que ce soit le cas, du moins pas encore. Dans les milieux centristes, on croit toujours à un compromis de dernière minute, soit lors du Conseil des ministres de demain, soit lors d'une séance ultérieure qui pourrait être convoquée pour le samedi 15 mars. Une source soupçonne d'ailleurs le président de la Chambre, Nabih Berry, d'avoir déjà dans sa poche une formule qui satisferait toutes les parties et qu'il brandirait in extremis.
Quoi qu'il en soit, il semble que tout recours à un vote départageant en Conseil des ministres les composantes gouvernementales soit exclu, la déclaration ministérielle devant, par principe, être avalisée grosso modo par toutes les parties.


D'autre part, il est vrai qu'il existe des avis divergents sur le point de savoir si le délai d'un mois pour la finalisation de la déclaration ministérielle est contraignant ou pas, sachant que le week-end prochain est justement la dernière limite. Sauf qu'il n'y a guère encore de querelle à ce sujet. Hier, des sources du 8 Mars penchaient plutôt, en cas de désaccord persistant, sur une démission dès cette semaine de M. Salam. Un tel cas de figure entraînerait des consultations pour la désignation d'un Premier ministre et, à en croire les mêmes sources, ce serait à nouveau M. Salam qui serait chargé de former le cabinet.

 

(Lire aussi: De Meerab, Harb refuse de débattre de la constitutionnalité du délai d'un mois)


En attendant, le président de la République poursuit, à un rythme qui a tendance à s'accélérer à mesure que se rapproche la fin de son mandat, sa campagne de matraquage contre les options du 8 Mars et du Hezbollah en particulier. La déclaration ministérielle devrait être « écrite avec l'encre de la déclaration de Baabda », a martelé hier le chef de l'État.
Jusqu'à nouvel ordre, cette encre-là ne coule décidément pas dans la plume du Hezbollah.

 

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« Un premier miracle est arrivé lorsque le gouvernement a été formé. Un second miracle peut donc se produire avec la mise au point de la déclaration ministérielle. » C'est en ces termes que le chef du gouvernement, Tammam Salam, cité par le ministre du Travail, Sejaan Azzi, a clos les travaux hier après-midi de la commission ad hoc en charge de la rédaction de ce texte. Mais M. Azzi, qui s'exprimait devant la presse après la dispersion des membres de la commission, a pris soin d'ajouter, sourire en coin, que « les miracles n'arrivent pas tous les jours ».
L'anecdote résume bien l'état des lieux après la dixième réunion de la commission ministérielle, au terme de laquelle il a été décidé d'en référer au Conseil des ministres. Celui-ci a été convoqué pour demain jeudi, sous l'égide du président de la...
commentaires (8)

ON SE TROMPE D'INTERLOCUTEURS ! MASTODONTE AVEC SES ÉLÉPHANTEAUX/ L'OURS/ET LES DEUX DÉSERT-TIQUES : CELLE DES ENTURBANÉS ET CELLE DES CHAMELIERS... OU YA DI3ANAK 3ALA HAL WA23A YIA LEBNÉN !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

19 h 50, le 12 mars 2014

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Commentaires (8)

  • ON SE TROMPE D'INTERLOCUTEURS ! MASTODONTE AVEC SES ÉLÉPHANTEAUX/ L'OURS/ET LES DEUX DÉSERT-TIQUES : CELLE DES ENTURBANÉS ET CELLE DES CHAMELIERS... OU YA DI3ANAK 3ALA HAL WA23A YIA LEBNÉN !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 50, le 12 mars 2014

  • Entre l'obstination du chef de l'État et le refus du Hezbollah de collaborer le pays se trouve dans une vraie impasse.

    Sabbagha Antoine

    16 h 27, le 12 mars 2014

  • IL FAUT PAS S'ÉTONNER DU VIDE FOURNI PAR CES RÉUNIONS BIDONS ET FANTOCHES. CES RIGOLOS N'ONT AUCUN POUVOIR POUR DÉCIDER QUOI QUE CE SOIT. ILS DOIVENT CONSULTER EN PERMANENT LEUR MAITRE LES MERCENAIRES, NASRALLAH, BERRI, AOUN, FRANGIEH, HARIRI ET JOUMBLATT. CES MERCENAIRES DOIVENT À LEUR TOUR CONSULTER LES VRAIS MAITRES DÉCIDEURS QUI SONT L'IRAN ET L'ARABIE SAOUDITE ET UN AUTRE PAYS MYSTÉRIEUX DONT J'AI MON PETITE IDÉE. DONC LA SEULE POSSIBILITÉ POUR QUE ÇA AILLE PLUS VITE, C'EST QUE TAMMAM AMÈNE AVEC LUI BOUTROS ET QU'ILS FONT TOUS LES DEUX LA NAVETTE DIRECTEMENT ENTRE L'IRAN ET L'ARABIE SAOUDITE POUR POUVOIR ESPÉRER QUELQUE CHOSE SI ESPOIR EXISTE.

    Gebran Eid

    11 h 46, le 12 mars 2014

  • Ils font semblant de se prendre en sus au sérieux !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 21, le 12 mars 2014

  • La resistance est non negociable , il serait idiot de changer une equipe qui gagne , on le voit tous les jours , l'arrogance sioniste au Liban en tout cas, est mise sous le paillasson et on marche dessus . Cette resistance devrait etre au contraire renforcee par un appel au peuple acquis aux theses de la resisitance, dans sa majorite .Ainsi soit il !

    FRIK-A-FRAK

    09 h 59, le 12 mars 2014

  • Quelle Mascarade ! Yâ harâm !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 05, le 12 mars 2014

  • ET UN TROISIÈME MIRACLE POURRAIT ARRIVER : ALLEZ ENFANTS DE LA PATRIE... VOS JOURS DE FOIRE SONT FINIS...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 10, le 12 mars 2014

  • Pour un triptyque de mensonge, d'arrogance, de supercherie, de perfidie, de déloyauté, de....... , la branche des pasdaran bloque le Liban et le désintégre depuis des années ! M Abdo Chakhtoura le disait bien dans son dernier bloc-notes du 17 décembre écoulé : "la moitié, au moins, des Libanais ne supporte plus le Hezbollah". Comment et jusqu'à quand supporter une telle calamité qui détruit littéralement ce pays ?

    Halim Abou Chacra

    04 h 51, le 12 mars 2014

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