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Économie

Haut débit : le Liban sur la bonne voie

Liban - Télécommunications

Le Liban tire son épingle du jeu en termes de pénétration du haut débit fixe et mobile par rapport au reste de la région, mais la concurrence demeure peu développée sur le marché.

OLJ
01/03/2014

« Les pays de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) accusent du retard par rapport à d'autres régions du monde dans le déploiement des réseaux haut débit (ou broadband), l'accès à l'internet et son utilisation, et la création des contenus numériques », a récemment indiqué un rapport de la Banque mondiale (BM), cité par le Lebanon Brief de la BLOM Invest.
Portant sur l'étude des réseaux à large bande dans 18 pays du monde arabe, ce rapport, intitulé en anglais « Broadband Networks in MENA : accelerating high-speed Internet access », a été publié début février.
Le rapport de la BM a estimé qu'« une concurrence plus développée et des réformes politiques et réglementaires pourraient faire de la région un chef de file dans le secteur de l'Internet haut débit ». « Le développement économique est devenu incontournable pour la compétitivité des pays. Pourtant, les services Internet haut débit se développent plus lentement dans la région MENA que dans d'autres régions émergentes d'Europe et d'Asie. À l'exception des pays du Golfe, où les populations ont déjà largement accès au Web, on constate que dans beaucoup de pays du monde arabe, cet outil de communication essentiel n'est accessible qu'à moins du quart des ménages. Des millions de gens n'ont pas les moyens de s'offrir ces services et risquent donc d'être les laissés-pour-compte de la révolution de l'information qui définit le monde moderne », a noté un communiqué de presse de la Banque mondiale.

Le Liban, un marché « en voie de développement »
En ce qui concerne le Liban, figurant parmi 15 pays de la région MENA à avoir adopté un plan national de renforcement du haut débit, la BM a jugé que le marché libanais « ne peut être considéré comme émergent ni mature », mais plutôt entre les deux, soit « en voie de développement ».
De fait, le pays du Cèdre a affiché la seconde meilleure amélioration de la région au classement de l'Indice de développement de l'Union internationale des télécommunications (UIT, ou en anglais International Telecommunication Union ou ITU). Le Liban a ainsi progressé de 9 places pour se placer en 52e position, sur un total de 157 pays.
Notons que l'UIT est l'agence des Nations unies pour le développement spécialisé dans les technologies de l'information et de la communication, basée à Genève (Suisse). Elle compte 193 états membres et 700 membres et associés du secteur.
Néanmoins, le rapport de la BM a noté en contrepartie que le manque de conditions permettant plus de compétitivité sur le marché des pays « en voie de développement » – dont le Liban – était la norme.
Au Liban, la part de marché de l'opérateur Ogero, principal acteur du secteur, s'est élevée à 88,9 % en décembre 2012, contre, à titre de comparaison, 38,6 % en Arabie saoudite.

Au-dessus de la moyenne
Sur le plan de la pénétration du haut débit fixe et mobile, le Liban a, par contre, tiré son épingle du jeu avec des taux de 29,60 % et 26,65 % respectivement en décembre 2012. La performance du pays du Cèdre à cet égard était nettement supérieure à la moyenne régionale, de 17,10 % (fixe) et de 22,2 % (mobile).
En ce qui concerne la pénétration du haut débit fixe, le Liban a affiché un meilleur taux que le Yémen (2,40 %), la Syrie (3,60 %), l'Irak (6,70 %), l'Iran (12 %), l'Égypte (14,10 %), la Jordanie (25,40 %), ou encore Oman (25,70 %). Néanmoins, la performance du Liban était inférieure à celle de l'Arabie saoudite (51,70 %), du Qatar (66,40 %), des Émirats arabes unis (69,40 %) et de Bahreïn (88,90 %).
Sur le plan de la pénétration du haut débit mobile (3G et 4G), le taux au Liban était supérieur en 2012 à celui de l'Algérie (0 %), de l'Iran (0,05 %), de l'Irak (0,49 %), de la Tunisie (5,10 %), ou encore de la Libye (23,35 %). Mais le pays du Cèdre a été dépassé par la Jordanie (52,69 %), l'Arabie saoudite (55,89 %), l'Égypte (56,37 %), le Koweït (67,78 %), les Émirats arabes unis (69,23 %) ou encore Bahreïn (74,24 %).

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