À soixante et un ans, le bel acteur britanno-américain Liam Neeson semble avoir la pêche. Depuis quelques années en effet, il ne fait qu'accumuler les films d'action comme Taken (1et 2) et actuellement Non Stop (sur les écrans). Il court, il court Liam Neeson, tellement qu'on a de la difficulté à le rattraper. Mais cela n'est qu'apparence. Comme une fuite en avant. Une évasion. Car l'homme n'est pas réellement apaisé. Cinq ans après la disparition brutale de sa femme bien-aimée Natasha Richardson, Neeson n'a pas encore fait son deuil. Il aurait à l'occasion d'une entrevue dit que ces films d'action étaient un genre d'exutoire à sa vie. Récemment aussi, dans une interview sur CBS avec Anderson Cooper, il a évoqué cette peine qui le ronge encore malgré le temps qui passe. Le drame s'était déroulé le 18 mars 2009, au Québec, après une chute à ski. Victime d'une commotion cérébrale, Natasha Richardson (fille de Vanessa Redgrave), 45 ans, avait été maintenue en vie artificiellement pendant deux semaines. « Elle et moi avions fait un pacte, a-t-il avoué. Si l'un de nous deux se retrouvait dans un état de mort cérébrale, nous demanderions à le débrancher. Immédiatement, je me suis dit : ces fils doivent partir. Elle n'est plus avec moi », a raconté l'acteur, les yeux embués de larmes. Liam Neeson a encore pris la noble décision de donner trois organes de sa femme, soit le cœur, le foie et les reins : « Natasha maintient donc des gens en vie aujourd'hui. Je pense qu'elle serait heureuse de cela » (AFP). La métamorphose de cet acteur, dont le genre de films d'action n'était pas à son registre, n'est donc que compréhensible.
Cinema- - Humeur De L’Heure
Il court, il court le furet...
OLJ / le 27 février 2014 à 00h00

