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Liban

Le grand bémol de Joumblatt à la neutralité

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a mis un grand bémol hier au principe de neutralité du Liban, soulignant la nécessité de rester attaché au droit à la résistance contre Israël.
M. Joumblatt a estimé hier qu'« il est vrai qu'un certain nombre de mutations ont rendu nécessaire une réflexion sur de nouvelles formules pour sortir du débat en cours sur le triptyque armée-peuple-résistance, de sorte à assurer la reprise du dialogue national sur la stratégie de défense ». « Il est également vrai que le fait d'adopter le triptyque dans la déclaration ministérielle comme cela était le cas lors des années précédentes n'est plus possible, a relevé M. Joumblatt. Il est nécessaire d'aboutir à un certain compromis sur cette question », a-t-il ajouté dans son entretien hebdomadaire accordé à l'organe du parti, al-Anba'.
Cependant, a souligné Walid Joumblatt, « tout débat politique ne saurait éliminer l'essence du droit du Liban à la résistance contre Israël ou toute agression israélienne sur son territoire à travers le peuple et les institutions ». « Est-il nécessaire de rappeler que certaines voix s'expriment actuellement hors du cadre du consensus politique réalisé ces quelques dernières semaines? » s'est-il interrogé. Aussi M. Joumblatt a-t-il évoqué la nécessité de conserver « la grande tradition nationale arabiste accumulée progressivement face à l'occupation israélienne depuis l'époque du Mouvement national et de la révolution palestinienne, et qui s'était concrétisée dans le grand soutien syrien et la fusion libano-palestinienne, lesquels avaient conduit à la chute du sinistre accord du 17 Mai, qui avait bien failli, à un moment, faire du Liban un satellite du camp israélien ».
« (...) Si nous mettons l'accent sur la nécessité de rendre toute sa considération à la neutralité vis-à-vis de la crise syrienne qui n'a cessé de se détériorer, ainsi que sur la nécessité de rompre l'imbrication libanaise dans cette crise, il n'empêche que nous rejetons la théorie de la neutralité du Liban qui sape tous les exploits et tous les sacrifices valeureux qui ont été consentis par des patriotes libanais face aux projets occidentaux, du pacte de Bagdad au 17 Mai (...) et par la résistance commune libano-palestinienne face à Israël, du blocus de Beyrouth aux batailles de Khaldé, Sultan Yaacoub, Aïn Zhalta et autres », a poursuivi le chef du PSP. « Nous disons cela pour rafraîchir la mémoire de certains amnésiques ou atteints trop prématurément de sénilité politique », a-t-il souligné. « C'est pourquoi, il ne serait pas inattendu que cette théorie de la neutralité aboutisse, d'une manière ou d'une autre, à sortir le Liban du conflit israélo-arabe et à saper tous les fondements de l'accord de Taëf, qui avait tranché le débat dans le sens de l'arabité du Liban et de son identité politique. Après de grands sacrifices, consentis sur plusieurs décennies, nous avions finalement permis de construire une doctrine arabe pour l'armée libanaise. De même, il ne serait pas inattendu que cette théorie conduise à une sortie de l'accord d'armistice vers une forme ou une autre de normalisation des relations avec Israël », a ajouté Walid Joumblatt.
Le chef du PSP a ensuite de nouveau condamné la « violence démentielle » du régime syrien contre son peuple, qui a débouché sur une guerre, laquelle pourrait conduire à une « somalisation » du pays, au vu de la destruction systématique par le régime des villes et des villages. Il a ensuite dénoncé le soutien offert au régime syrien par certains de ses alliés, qui « persistent à le soutenir et s'éloignent de tout effort pouvant le convaincre d'adopter la formule transitionnelle de Genève ». Mais il a également adressé une pointe aux « amis de la Syrie », qui ont « facilité le passage aux mercenaires et aux groupes extrémistes, lesquels ont dénaturé la révolution syrienne et volé au peuple syrien ses luttes pacifiques pour obtenir son droit national et politique légitime à la liberté, la démocratie et la dignité ». Les intérêts des « amis de la Syrie » ont ainsi « rejoint ceux du régime dans le jeu de la violence » et contribué à mener la situation à ce qu'elle est aujourd'hui, a-t-il notamment ajouté.

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a mis un grand bémol hier au principe de neutralité du Liban, soulignant la nécessité de rester attaché au droit à la résistance contre Israël.M. Joumblatt a estimé hier qu'« il est vrai qu'un certain nombre de mutations ont rendu nécessaire une réflexion sur de nouvelles formules pour sortir du débat en cours sur le triptyque armée-peuple-résistance, de sorte à assurer la reprise du dialogue national sur la stratégie de défense ». « Il est également vrai que le fait d'adopter le triptyque dans la déclaration ministérielle comme cela était le cas lors des années précédentes n'est plus possible, a relevé M. Joumblatt. Il est nécessaire d'aboutir à un certain compromis sur cette question », a-t-il ajouté dans son entretien hebdomadaire...
commentaires (3)

CAMÉLÉON DE BRANCHE À BRANCHE ET D'ARBRE EN ARBRE FINIRA PAR AVOIR TOUTES LES COULEURS DE L'ARC EN CIEL... ET AU-DELÀ !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

08 h 42, le 25 février 2014

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Commentaires (3)

  • CAMÉLÉON DE BRANCHE À BRANCHE ET D'ARBRE EN ARBRE FINIRA PAR AVOIR TOUTES LES COULEURS DE L'ARC EN CIEL... ET AU-DELÀ !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 42, le 25 février 2014

  • Un jour, "le triptyque (-supercherie) n'est plus de mise". Un autre, voilà que "la neutralité fait retirer le Liban de la résistance contre Israel" ! Un mélange inapproprié des choses et des surenchères déplacées. Personne n'a jamais parlé de neutralité du Liban par rapport au conflit avec Israel, qui concerne tous les pays arabes.

    Halim Abou Chacra

    07 h 53, le 25 février 2014

  • "Tout débat politique ne saurait éliminer l'essence du droit du Liban à la résistance sur son territoire à travers le peuple et les institutions. Et les (amis de la Syrie), ont facilité le passage aux groupes extrémistes lesquels ont volé au peuple syrien ses luttes pacifiques pour obtenir son droit national et politique légitime." ! Ainsi, le Liban a le droit de "résister à travers le peuple", mais le peuple syrien lui "n'a droit qu'à des luttes pacifiques pour obtenir ses droits." ! Fabuleux dialecticien vraiment, le Myster(y)goupil campagnard ! "Sacré" mini-mäallim-Che, va !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    05 h 31, le 25 février 2014

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