Rechercher
Rechercher

Économie

Mauvais temps et profil de croissance US

De très basses températures ont été atteintes par moments en décembre, puis en janvier, puis à nouveau sur la première quinzaine de février. Il en résulte des perturbations dans les transports et plus généralement dans l'activité économique, en particulier dans les secteurs comme la construction impliquant un travail en extérieur. Diverses statistiques macroéconomiques en portent la trace. Ce fut le cas des créations d'emploi en décembre, des ventes au détail et des mises en chantier de logements en janvier, des enquêtes manufacturières régionales en février. En appliquant les coefficients de correction usuels en cette période de l'année, on aboutit en effet à des résultats très faibles sur ces variables, sans qu'on puisse dire quelle part de cette faiblesse est imputable à l'aléa du mauvais temps. Est-ce la totalité ? C'est improbable. Il y a des raisons de penser par exemple que l'affaiblissement de la demande immobilière résulte de la remontée des taux d'intérêt intervenue en 2013. De plus, la vigueur de la croissance à la fin de l'été dernier avait surpris (notamment la Fed). Peut-être y a-t-il une correction dans l'autre sens en ce début d'année ?
Toujours est-il qu'on est dans le blizzard, c'est le cas de le dire, et que la visibilité est réduite sur le cycle d'activité à court terme.
Sauf à supposer qu'on entre dans un nouvel âge glaciaire, la situation devrait se normaliser d'ici peu, et l'économie rattraper la part de l'activité et de la demande qui s'est trouvée bridée. Il en va toujours ainsi quand survient un événement exceptionnel dû aux caprices de Mère Nature. Le plus souvent, on n'en voit même pas la trace dans le PIB du trimestre concerné : ouragan Andrew au T3 1992, tremblement de terre en Californie au T1 1994, destruction de la New Orleans par l'ouragan Katrina au T3 2005. La spécificité de la perturbation actuelle est qu'elle s'étend sur plusieurs mois et chevauche deux trimestres. Il est donc possible que le profil de croissance du PIB sur le premier semestre 2014 soit modifié de manière significative, d'abord à la baisse au T1, suivi d'un fort rebond au T2. La composition de la dépense peut aussi s'en ressentir. L'augmentation de la facture de chauffage pèse sur les autres dépenses discrétionnaires des ménages.

 

De très basses températures ont été atteintes par moments en décembre, puis en janvier, puis à nouveau sur la première quinzaine de février. Il en résulte des perturbations dans les transports et plus généralement dans l'activité économique, en particulier dans les secteurs comme la construction impliquant un travail en extérieur. Diverses statistiques macroéconomiques en portent la trace. Ce fut le cas des créations d'emploi en décembre, des ventes au détail et des mises en chantier de logements en janvier, des enquêtes manufacturières régionales en février. En appliquant les coefficients de correction usuels en cette période de l'année, on aboutit en effet à des résultats très faibles sur ces variables, sans qu'on puisse dire quelle part de cette faiblesse est imputable à l'aléa du mauvais temps. Est-ce la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut