Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Sakr Sakr, a affirmé hier que les tests ADN pratiqués sur le père du Palestinien Nidal el-Moughir ont prouvé que ce dernier était bien l'un des deux kamikazes du double attentat-suicide survenu à Bir Hassan mercredi.
Selon des sources sécuritaires citées par l'agence al-Markaziya, Nidal el-Moughir faisait partie du groupuscule du cheikh salafiste Ahmad el-Assir. Il aurait pris part aux combats de Abra, à Saïda, en juin dernier. Les enquêteurs le perçoivent comme étant le principal suspect, puisqu'il était le kamikaze qui a fait exploser la BMW devant le Centre culturel iranien.
Également selon ces sources, il faudrait attendre les résultats des tests ADN pour pouvoir identifier le second kamikaze.
Par ailleurs, les services d'anthropométrie ont achevé hier le relevé des indices sur les lieux de l'explosion. Le magistrat Sakr a demandé aux forces de sécurité d'enlever les voitures brûlées et endommagées et d'ouvrir la route, mais de garder ouverts les deux cratères formés par les explosions.
En outre, le bilan du double attentat-suicide a été revu hier à la hausse, après que les restes humains de quatre corps eurent été trouvés sur le site de l'explosion et identifiés par des tests d'ADN. Ils ont été remis à leurs familles.
L'attentat a ainsi coûté la vie à 10 personnes et blessé 129. Mercredi, le ministère de la Santé avait annoncé que le double attentat avait fait six tués et 129 blessés.


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