M. Saad Hariri s’entretenant avec le président égyptien. Photo Dalati et Nohra
Le leader du courant du Futur, Saad Hariri, a clôturé hier sa visite au Caire par un entretien avec le président égyptien, Adly Mansour. Il devait se rendre en soirée à Rome où il sera reçu aujourd'hui par le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, au Vatican.
Avec Adly Mansour, l'entretien a porté sur les relations bilatérales ainsi que sur la situation dans la région. Dans une déclaration à la presse, M. Hariri a indiqué que sa visite « vient souligner le rôle stratégique de ce pays, à l'ombre des grands changements qu'il a connus, et à l'ombre des développements qu'ont connus la région et le Liban ». « Ce sont des développements qui auront une incidence sur l'avenir pour des décennies », a-t-il ajouté, en se félicitant de ce que ses entretiens au Caire lui ont permis de déduire que « l'Égypte va bien ». « Les Arabes sont tous concernés par le succès de la volonté de modération en Égypte, et nous, le courant de la modération au Liban, sommes particulièrement concernés par ce succès », a encore affirmé M. Hariri, qui s'est dit « optimiste quant à l'avenir de l'Égypte et à sa stabilité ».
Concernant le Liban, il a mis l'accent sur le fait que c'est la modération qui va continuer à prévaloir, avant de stigmatiser de nouveau le double attentat-
suicide de Bir Hassan. « Tuer des innocents est un acte lâche et inacceptable tout comme l'est la présence du Hezbollah en Syrie puisqu'elle implique le Liban dans des axes dont il peut se passer. ».
Au sujet de sa visite au Vatican, aujourd'hui, M. Hariri a indiqué que les contacts avec Mgr Raï n'ont jamais été interrompus, mais qu'il souhaitait le rencontrer après la formation du gouvernement « pour discuter avec lui de la prochaine étape – qui sera certainement placée sous le signe de l'élection présidentielle – et voir ses orientations. Je me suis clairement exprimé contre une vacance à la tête de l'État. La présidentielle doit avoir lieu dans les délais et nous ferons tout pour qu'elle se déroule à temps », a-t-il insisté.


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