Quel mufle que ce François Mauriac ! Comment a-t-on pu lui accorder le prix Nobel de littérature en 1952 alors qu'il avait écrit quelques années plus tôt à un des collaborateurs de la revue Les Temps modernes : « J'ai tout appris sur le vagin de votre patronne » ? Il visait Simone de Beauvoir dont ladite revue, dirigée par Sartre, venait de publier (1949) les premiers extraits du Deuxième sexe, publication qui avait suscité une levée de boucliers dans le milieu littéraire. L'académicien traita, par ailleurs, l'auteure de pornographe et ajouta : « Nous avons littérairement atteint les limites de l'abject... voilà, peut-être le moment de la dernière nausée, celle qui délivre. »
La grande sartreuse, puisqu'il faut l'appeler par son nom, fut également l'objet des attaques d'Albert Camus qui, saisi d'un zèle patriotique incongru, décida que ses écrits avaient ridiculisé le « mâle français ». Curieusement ce fut Paris-Match qui lui assura un soutien indéfectible.
Mais qu'avait-elle donc commis de répréhensible ? Elle avait écrit : « On ne naît pas femme : on le devient. Aucun destin biologique, psychique, économique ne définit la figure que revêt au sein de la société la femelle humaine ; c'est l'ensemble de la civilisation qui élabore ce produit entre le mâle et le castrat qu'on qualifie de féminin. » Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et on pouvait légitimement croire que la querelle était retombée eu égard aux délais de prescription. Pensez-vous ! Le feu vient d'être rallumé, et cette fois-ci par des scientifiques anglo-saxons.
Une recherche récente au scanner, qui plus est l'œuvre d'une femme, Ragini Verma, professeure de radiologie à la faculté de médecine de l'Université de Pennsylvanie-Est, vient d'apporter un démenti à la thèse de la papesse de Saint-Germain-des-Prés. Dans les comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences, elle nous révèle que les cerveaux des hommes et des femmes sont branchés de façon très différente. Les résultats de l'étude viennent conforter de vieux stéréotypes quant aux aptitudes et comportements propres à chacun des deux sexes. Ce qui contredit formellement l'affirmation de Madame de Beauvoir d'après laquelle : « La femme n'est victime d'aucune mystérieuse fatalité. »
Or l'étude en question démontre que les « cartes de la connectivité cérébrale montrent des différences frappantes et aussi complémentaires dans l'architecture du cerveau humain, qui aident à fournir une base neuronale potentielle expliquant pourquoi les hommes excellent dans certaines tâches et les femmes dans d'autres ». Une telle connectivité suggère que le cerveau masculin est structuré pour faciliter les échanges d'informations entre le centre de la perception et celui de l'action, selon Ragini Verma. Pour ce qui est du cerveau des femmes, en revanche, les branchements relient l'hémisphère gauche, où siège la capacité d'analyse et de traitement de l'information, à l'hémisphère droit, où siège l'intuition, d'après la même scientifique.
Pauvre Simone, qui aviez avancé qu'« en vérité, fût-ce avec la plus mauvaise foi du monde, il est impossible de déceler entre le mâle et la femelle humaine une rivalité d'ordre proprement physiologique » ; et qui aviez remis en cause la bataille titanesque qui, dans le ciel intemporel des Idées, se déroule entre deux essences incertaines : l'éternel féminin et l'éternel masculin ! Et voilà que cette étude nous dit que l'homme est mieux fait pour rouler à bicyclette et à naviguer, alors que la femme a une plus grande intelligence sociale qui la rend apte à exécuter de multiples tâches (dont les ménagères peut-être). De quoi frémir et vous retourner dans votre tombe maintenant que François Mauriac s'est mis à ricaner !
Désolé Simone, je vous aimais bien...
Youssef MOUAWAD


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
vous avez oubliez un point très important qui est la plasticité du cerveau!! ! c'est pourquoi nous apprenons, nous développons des capacités nouvelles qu'on n'avait pas à la naissance, physiologiquement ça se traduit par la "plasticité synaptique ". En plus La formation de nouveaux neurones chez l'adulte, que l'on croyait jusqu'ici impossible, se produit dans certaines régions du cerveau comme l'hippocampe... vous avez dit qu'il y a des recherches qui montrent que les attitudes intellectuelles seraient câblées différemment dans le cerveau des filles et des garçons. et bien sur des autres recherches montrent le contraire. Le cerveau, grâce à ses formidables propriétés de plasticité, fabrique sans cesse de nouveau circuits de neurones en fonction de l’apprentissage et de l’expérience vécue. Depuis le XXe siècle les femmes ont eu accès à des études poussées, et c'est devenu très courant de voir des femmes d'actions comme Margaret Thatcher , des grandes Mathématiciennes comme Emmy Noether. De même que c'est courant de voir des hommes dont les capacités intuitives et sociales sont poussés, on peut citer tout bonnement le Dalai Lama et les plus grands chefs du monde comme Frédéric Anton!!! Physiologiquement parlant , la science est toujours très lointaine de la connaissance du fonctionnement du cerveau humain.. Alors M. Mouawad ne sous estimez pas le cerveau humain, surtout le cerveau des femmes!
22 h 07, le 19 février 2014