Le procès intenté pour « espionnage » en vue de mener des « actions terroristes » au président islamiste égyptien Mohammad Morsi, destitué par l'armée, a été ajourné hier au 23 février après le retrait des avocats de la défense. À l'ouverture de l'audience au Caire, le président déchu a évoqué une « farce » et ses avocats se sont retirés, dénonçant la présence de parois insonorisées autour du box de l'accusé. La Cour a ainsi ajourné le procès au 23 février pour permettre au syndicat des avocats de désigner de nouveaux avocats pour défendre M. Morsi, qui est également poursuivi dans trois autres affaires. Vingt des 35 coaccusés ont comparu hier, dont le guide suprême des Frères musulmans, Mohammad Badie, et son adjoint, Khairat al-Chater.
Parallèlement, une bombe visant un autobus transportant 31 pèlerins chrétiens sud-coréens a fait quatre morts hier dans le Sinaï, dans le premier attentat contre des étrangers en Égypte depuis que l'armée a destitué le président Morsi. Trois Sud-Coréens ainsi que le chauffeur égyptien ont été tués dans cette attaque menée au poste-frontière de Taba, une station balnéaire sur la frontière avec Israël, qui a également fait 15 blessés, selon le gouverneur du Sinaï du Sud Khaled Fouda. L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

