Sir Lawrence (à gauche) confiant à un haut fonctionnaire de l’aéroport sa déception de n’avoir pu rencontrer le représentant de « L’Orient ».
Je suis arrivé à l'aérodrome comme la marée du 16 février. Comme elle je m'en suis retourné bredouille. Il n'y a décidément rien à faire avec le ménage Olivier. Elle, Vivien Leigh, m'a été subtilisée par des cerbères acariâtres. Lui, Lawrence Olivier, m'a été enlevé par un avion trop respectueux de l'horaire. Je l'ai vu pourtant, svelte et souriant, gravir l'escalier de l'aéronef « kidnappeur ».
Aussi, par antenne spéciale et sans fil blindé, j'ai quand même percé le mystère de cette escale-éclair. Sir Lawrence, fatigué par une activité débordante, part pour Bombay, disent les uns, à Ceylan, précisent les autres (mais chut, ne dérangeons pas les amoureux), rejoindre sa femme et se reposer quelques jours.
Il a été très étonné de trouver au Liban température aussi clémente en plein février et a regretté ce passage nocturne qui l'empêche de voir un pays dont il a beaucoup entendu parler. Un chocolat chaud a agrémenté son escale et toutes les hôtesses disponibles l'ont assiégé (...).
E. S.

