Les députés du Futur réunis hier à la Maison du Centre. Photo Dalati et Nohra
Le bloc du Futur, qui a tenu sa réunion hebdomadaire hier, a salué la charte nationale de Bkerké, « qui incorpore des notions fondamentales de la culture nationale et renforce l'immunité du pays », selon le communiqué de la réunion lu par le député Jamal Jarrah. « Cette charte confirme les constantes nationales auxquelles tend la déclaration de Baabda, avec la confiance et la fermeté indissociables de la tradition de Bkerké. » En outre, la réunion a passé en revue les développements liés au dossier ministériel, rappelant que « le pays a besoin d'un gouvernement ».
Observant une minute de silence à la mémoire des victimes de « l'explosion terroriste de Hermel », le bloc a condamné « la vague d'attentats, ayant atteint un niveau de danger sans précédent, et qui implique un renforcement, à tous les niveaux du pays, de la lutte contre le terrorisme ». « Ce danger vise tout le Liban et ne peut donc être combattu qu'à une échelle globale, par l'État et les institutions », comme cela avait été le cas des combats menés par l'armée à Nahr el-Bared l'été 2007. « Les Libanais avaient emporté alors une importante victoire nationale, grâce à l'unité de la décision politique, sécuritaire et nationale », a ajouté le communiqué. Néanmoins, « la volonté nationale souffre aujourd'hui de nombreuses failles face au terrorisme, dont l'expansion est principalement causée par la participation du Hezbollah aux combats en Syrie, qui compromet gravement la souveraineté nationale ». Dans ce contexte, « le bloc du Futur réclame à l'Iran de laisser le Liban tranquille et de ne pas pousser le Hezbollah à s'impliquer encore plus en Syrie (...) surtout que les développements actuels présagent d'un prolongement de la crise ». « Aucune partie ne peut supporter les coûts de cette crise, qui est en plus une tragédie qui n'est honorable ni pour les Arabes ni pour les musulmans, notamment le fait de prendre le parti d'un régime qui assassine son peuple », a encore soutenu le Futur, soulignant que ces combats « ne déboucheront sur aucune victoire ». Condamnant en même temps « l'escalade des attaques du régime syrien contre des villages pacifiques du Akkar et contre le village résistant de Ersal », le bloc du Futur a une nouvelle fois estimé que « la seule solution réaliste reste le déploiement de l'armée aux frontières avec la Syrie, avec des renforts de la Finul, afin de contrer toutes les violations, quelle qu'en soit l'origine ». S'agissant précisément de la situation de Ersal, qui subit les bombardements syriens d'une part, et le siège du Hezbollah et de ses postes de contrôle « d'autre part », le bloc a exprimé son « refus de la détérioration des relations de ce village avec son voisinage ». C'est pourquoi « c'est l'armée qui doit se déployer dans la région et établir des postes de contrôle, afin de mettre un terme aux pratiques miliciennes contre les habitants de Ersal et de la région ».
Enfin, le bloc du Futur a stigmatisé avec virulence le survol « par un drone suspect » de l'espace aérien de Meerab, l'assimilant à « une tentative d'intimidation condamnable ». « Les services sécuritaires et militaires doivent prendre une position claire et des mesures sérieuses contre les atteintes à la souveraineté du Liban et à la dignité des Libanais. »


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine