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Liban - Citoyen Grognon

Si jeunes et déjà mariées

Ce ne sont encore que des enfants. Mais dans certains de nos villages aux coutumes moyenâgeuses, elles sont considérées comme femmes. Car elles sont capables de « prendre des responsabilités ». Autrement dit, elles peuvent tenir une maison, faire le ménage et la cuisine, et surtout s'occuper de leurs jeunes frères et sœurs. Alors, on les marie, ces adolescentes de 16 ans, de 14 ans ou même ces fillettes de 12 ans. Dès lors qu'elles sont pubères ou que leur corps prend forme. On les donne à des hommes qu'elles devront servir à la perfection, comme elles l'ont toujours appris. Et qui leur feront une flopée d'enfants. Après les avoir retirées de l'école, bien entendu.
Car en zone rurale où on a surtout besoin de bras pour travailler la terre, à quoi servirait une femme instruite et, de surcroît, plus éduquée que son mari ? Et puis, les jeunes femmes, il faut veiller à les marier avant 20 ans pour leur éviter la honte de rester vieilles filles. Les croyances ancestrales ont la vie dure au pays du Cèdre. Alors, lorsque le bon parti se présente, il est impensable de le refuser. C'est la famille entière qui fait pression, si ce n'est le village.
Formatées depuis leur plus tendre enfance dans cet ultime objectif, les mineures se plient aux habitudes de leur clan. Ont-elles seulement le choix ? Tout au mieux, avec un peu de cran, peuvent-elles refuser le parti qui se présente et faire part de leur désir d'épouser un jeune homme de leur choix. Mais encore faut-il que ce dernier réponde aux exigences paternelles, qu'il ait un emploi et un logement décent, et qu'il soit capable de subvenir aux besoins de sa promise.
« J'ai retiré de l'école ma fille de 12 ans pour la marier. Avais-je le droit de la priver d'un bon parti ? » a dit un jour un père de famille du Akkar à L'Orient-Le Jour. Ce père a-t-il seulement pensé aux conséquences de sa décision, au bonheur de sa fillette dont il a confisqué l'enfance, au calvaire que cette dernière vivra tous les jours de son existence si son époux s'avère violent, sans oublier les dangers qui la guettent, liés aux grossesses précoces et à répétition ? Qu'importe, puisqu'il a le blanc-seing de sa communauté religieuse.
Dans la capitale où les mœurs ont évolué, quelques-uns s'émeuvent et crient au scandale. Principalement la presse et les associations de défense de l'enfance et de la femme, qui multiplient les témoignages et dénoncent avec force ces violations des droits de l'enfance.
Mais au niveau de la classe politique, le silence est criant. Nul n'a envie de confronter les communautés religieuses qui se sont approprié le sort des femmes libanaises et qui ont fixé chacune un âge légal pour le mariage des filles, 9 ans chez certaines communautés musulmanes, 14 ans chez certaines communautés chrétiennes, comme l'indique Le Guide de droit comparé de Vocation Notaire.
Et tant pis pour ces fillettes et ces adolescentes, aliénées avant l'âge, maintenues dans l'ignorance, avec la bénédiction de leur famille et de leur communauté
religieuse...

Ce ne sont encore que des enfants. Mais dans certains de nos villages aux coutumes moyenâgeuses, elles sont considérées comme femmes. Car elles sont capables de « prendre des responsabilités ». Autrement dit, elles peuvent tenir une maison, faire le ménage et la cuisine, et surtout s'occuper de leurs jeunes frères et sœurs. Alors, on les marie, ces adolescentes de 16 ans, de 14 ans ou même ces fillettes de 12 ans. Dès lors qu'elles sont pubères ou que leur corps prend forme. On les donne à des hommes qu'elles devront servir à la perfection, comme elles l'ont toujours appris. Et qui leur feront une flopée d'enfants. Après les avoir retirées de l'école, bien entendu.Car en zone rurale où on a surtout besoin de bras pour travailler la terre, à quoi servirait une femme instruite et, de surcroît, plus éduquée que son...
commentaires (8)

LORSQU'ON VIT AU TEMPS DE MOÏSE... L'OBSCURANTISME RACISTE ET LA STUPIDITÉ SONT ENCORE DE MISE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

20 h 23, le 11 février 2014

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Commentaires (8)

  • LORSQU'ON VIT AU TEMPS DE MOÏSE... L'OBSCURANTISME RACISTE ET LA STUPIDITÉ SONT ENCORE DE MISE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    20 h 23, le 11 février 2014

  • Il faut continuer a mettre le doigt sur la plaie, faire la lumière sur de telles pratiques d'un autre temps et les condamner jusqu’à pouvoir faire bouger les choses. Pour régler ce genre de traditions, il faut que l’éducation soit obligatoire jusqu'au BAC, que les mariages d'enfants, donc de toutes personnes de moins de 18 ans, soient interdits et les personnes impliquées jugées pour proxénétismes et pédophilie. Les jugements doivent être exemplaire et très sévère allant de fortes amandes accompagnées d’emprisonnement et bien plus s'il le faut avec effets rétroactifs.

    Pierre Hadjigeorgiou

    14 h 46, le 10 février 2014

  • On "re" découvre de temps en temps le sort réservé à ces pauvres gamines...on écrit des articles,on s'indigne..et puis plus rien.Tout continue,comme avant...avec des "justifications traditionnalo-religieuses" à faire dresser les cheveux sur la tête...notamment tirées de la Bible ou du Coran....des trucs de fous...oui,c'est de la pédophilie...oui,c'est un crime...

    GEDEON Christian

    12 h 39, le 10 février 2014

  • C'est bien de mettre le doigt sur cette plaie béante du mariage des adolescentes et très jeunes femmes dans notre pays, les soustrayant ainsi à l'indispensable instruction scolaire et universitaire et qui les transforment en simples.. "pondeuses". On va nulle part avec ces pratiques moyenageuses où c'est encore le mauvais coté de la tradition qui se moque de la réalité actuelle et moderne, souvent liée à la religion et à la confession qui priment hélas sur une vision civile et déconfessionnalisée de notre société, dans laquelle les contradictions aujourd'hui sont à leur paroxisme. Il faut absolument faire quelque chose!

    Ali Farhat

    02 h 22, le 09 février 2014

  • Le mariage des mineures est une médaille de prime dans un pays si moderne !! Les politiciens ? mais de qui parlez-vous ? ils sont aux anges, c’est génial, une pondeuse de rêve, le pays a besoin de si fidèles pondeuses !! Les religieux ? il savent mieux que nous tous l’âge idéal pour qu’une fillette soit violée par un « présupposé » mari avec le consentement de parents d’intelligence suprême l’âge, la santé de cette petite fillette? mais qui s’en fiche ? l’important c’est de suivre les dogmes pourries dans le lit conjugal pour faire plaisir à son pédophile de mari et de pondre des enfants pour la patrie

    Bahijeh Akoury

    08 h 44, le 08 février 2014

  • Hé ! Hé ! Madame el-Hage ! Arrêtez ! Depuis quand ces filles, de 9 ou 12 ou 14 ans, peu importe, dont vous parlez, "valent" plus que les chèvres du petit étable de la famille ?! Cela dit, je commence même à suspecter que l'excision est pratiquée en secret dans ce pays de.... !!

    Halim Abou Chacra

    06 h 09, le 08 février 2014

  • La femme libanaise est exténuée depuis la domination ancestrale de ces Enturbanno-ensoutanés ! Mais c’est sa responsabilité ; elle ne se plaint pas, surtout quand on a le privilège comme elle d’avoir la confiance d’un si grand nombre de Sains libanais. Pour elle, elle se dit que le poids du pays repose sur sa propre survie. C’est à ce moment qu’on sent le poids des responsabilités et elle se dit qu’elle ne peut dire un mot de côté, qu’elle ne peut pas se tromper, pas même dans son comportement. C’est dans un moment comme cela qu’on sent tout le poids des responsabilités. Presque un poids physique, et quelle angoisse ! Puis se dit, là, Femme, c’est un moment important, tu dois assumer tes responsabilités. Tu n’a pas droit à l’erreur, c’est la tolérance zéro de la responsabilité ! C’est un moment qu’elle ne va pas oublier. Mais, parce qu’elle porte et prend le risque de faire évoluer les mentalités face à ces roués retors ultra archaïques, sectaires et fanatiques, on peut dire que c’est une stratège hors pair. Car elle brisera le tabou de "la fin de l’émancipation" des femmes dans cette contrée. Avec sa force et son courage de dire à ces rétrogrades en turban ou en soutane qui font encore leur chantage et en sus menacent, et à ces énergumènes bariolés : "Même pas peur, tenez !" ; malgré leur fatuité ; cette Saine femme rendra toute sa fierté à ces pauvres libanaises malgré les satanés.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    02 h 16, le 08 février 2014

  • "Les communautés religieuses qui se sont approprié le sort des femmes libanaises et qui ont fixé chacune un âge légal pour le mariage des filles, 9 ans chez certaines communautés musulmanes, 14 ans chez certaines communautés chrétiennes." ! On n'est pas loin de la "pure" pédophilie !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    01 h 40, le 08 février 2014

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