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Économie - Liban - Dette Publique

Le secteur bancaire face à un dilemme de taille

Selon des sources proches de l'agence al-Markaziya, le secteur bancaire fait face à un dilemme qu'il lui faudra résoudre durant l'année en cours. Les banques doivent-elles continuer à financer la dette publique et soutenir ainsi les dépenses étatiques, ou s'abstenir de le faire en attendant de voir comment évoluera la situation sur les scènes locale et régionale ?
L'article d'al-Markaziya rappelle qu'à plusieurs reprises, le président de l'Association des banques du Liban (ABL) François Bassil a indiqué que le secteur bancaire ne veut plus souscrire à de nouveaux bons du Trésor, mais renouveler les anciens à condition toutefois que l'État enclenche réellement les réformes promises.
Les mêmes sources précitées ont souligné que le secteur bancaire libanais doit honorer des échéances au mois d'avril, qui s'élèveraient à 7 milliards de dollars et qui devraient être rééchelonnées. Les acteurs du secteur bancaire ont appelé encore une fois à la formation d'un nouveau gouvernement qui serait en mesure de « soutenir tous les secteurs productifs ».
Reste à savoir ce que fera l'État pour honorer un déficit public qui s'élève à 5 000 milliards de livres si les banques refusent de le couvrir. En effet, les dernières statistiques émises par l'ABL affichent une hausse de la dette de l'ordre de 1,30 % au mois de novembre dernier à 63,25 milliards de dollars. Rappelons que le secteur bancaire détient la plus grande part de la dette en livres à hauteur de 53,3 %, suivi par la BDL (30,1 %) et le secteur non financier (16,6 %).
Pour ce qui de la dette en devises, elle est composée pour la majeure partie d'eurobonds (à hauteur de 95,5 %), suivis de facilités octroyés par des accords entre plusieurs parties (4,6 %), des accords bilatéraux (3,9 %) et des prêts octroyés durant la conférence d'aide au Liban, Paris II (0,5 %).
Il convient de noter que l'échéance moyenne des eurobonds en livres a atteint 3,56 ans au mois de novembre 2013 avec un taux d'intérêt moyen de 6,87 %, en hausse par rapport aux 3,39 années enregistrées au mois d'octobre 2013 avec un taux d'intérêt moyen de 6,81 %. Parallèlement, l'échéance moyenne des eurobonds en devises a atteint 5,66 ans au mois de novembre 2013 contre 5,74 au mois d'octobre 2013 à un taux d'intérêt moyen qui s'est stabilisé aux alentours de 6,49 %.

Selon des sources proches de l'agence al-Markaziya, le secteur bancaire fait face à un dilemme qu'il lui faudra résoudre durant l'année en cours. Les banques doivent-elles continuer à financer la dette publique et soutenir ainsi les dépenses étatiques, ou s'abstenir de le faire en attendant de voir comment évoluera la situation sur les scènes locale et régionale ?L'article d'al-Markaziya rappelle qu'à plusieurs reprises, le président de l'Association des banques du Liban (ABL) François Bassil a indiqué que le secteur bancaire ne veut plus souscrire à de nouveaux bons du Trésor, mais renouveler les anciens à condition toutefois que l'État enclenche réellement les réformes promises.Les mêmes sources précitées ont souligné que le secteur bancaire libanais doit honorer des échéances au mois d'avril, qui...
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