À la suite de sa participation au Congrès mondial de Munich sur la sécurité, le Premier ministre démissionnaire Nagib Mikati a déclaré hier, de Berlin où il se trouve actuellement, qu'il est de plus en plus convaincu « qu'il n'y a pas de solution définitive en vue pour les crises qui secouent la région du Moyen-Orient, et notamment la crise syrienne ». « Il sera possible, au meilleur des cas, de trouver des solutions temporaires pour traiter les questions humanitaires urgentes et minimiser les pertes humaines », a-t-il poursuivi.
M. Mikati a précisé avoir abordé avec tous les responsables qu'il a rencontrés la gravité de la situation au Liban en raison de la crise syrienne et du flot de réfugiés syriens. Il a précisé leur avoir demandé de soutenir la caisse de mutuelle créée pour aider l'économie libanaise à supporter les conséquences de la crise syrienne et le problème des réfugiés syriens. Il leur a parlé des inquiétudes concernant l'économie libanaise, surtout depuis que la Banque mondiale a estimé les pertes dues aux conséquences de la crise syrienne à sept milliards et demi de dollars. « J'ai insisté auprès d'eux sur l'importance de construire des camps de réfugiés à l'intérieur du territoire syrien afin de limiter l'exode vers les pays voisins », a poursuivi M. Mikati.
Le Premier ministre a précisé avoir eu un entretien avec la ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen pour la remercier des aides allemandes à l'armée libanaise et aux forces de l'ordre. Il lui a exposé la teneur du plan global des besoins de l'armée.
M. Mikati est revenu également sur sa réunion avec le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, qu'il a qualifiée d'« utile et fructueuse ». « Le ministre Fabius m'a assuré que la France est déterminée à lancer une nouvelle initiative pour aider le Liban à faire face aux conséquences économiques de la crise syrienne », a-t-il dit. Il a précisé que cette initiative viserait à organiser en France un congrès pour les amis du Liban et toutes les parties politiques libanaises.
Enfin, M. Mikati a évoqué sa réunion avec Catherine Ashton, haut représentant de la politique étrangère à l'Union européenne. Mme Ashton a, selon lui, « exprimé l'intérêt de l'UE à aider le Liban et à le soutenir dans ses efforts pour faire face aux conséquences de la crise syrienne par les moyens adéquats ». La responsable européenne a assuré que l'UE est sur le point de définir la teneur des aides à apporter au Liban et les programmes qu'elle veut soutenir, sans compter le projet d'aides décidé avec le gouvernement libanais pour les années 2014-2017.
M. Mikati a précisé avoir abordé avec tous les responsables qu'il a rencontrés la gravité de la situation au Liban en raison de la crise syrienne et du flot de réfugiés syriens. Il a précisé leur avoir demandé de soutenir la caisse de mutuelle créée pour aider l'économie libanaise...

