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Liban

Harb et Rifi dénoncent le laxisme de l’État face au survol de Meerab par un mystérieux drone

La banalisation du crime politique et des dérapages sécuritaires à répétition n'a décidément pas de limites au Liban. Ainsi, la résidence et le quartier général d'un des principaux leaders du pays, en l'occurrence le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, sont survolés depuis quelque temps par un mystérieux drone, mais les responsables des services de sécurité concernés ne semblent pas s'en émouvoir pour autant. Pour eux, il s'agit peut-être d'un fait divers banal ! Sans doute attendent-ils que les commanditaires des survols effectués par ce drone passent à l'acte... criminel. Cet avion sans pilote, qu'on envoie généralement en éclaireur pour espionner ou aussi pour préparer un attentat, a déjà survolé à plusieurs reprises la résidence de M. Geagea, à Meerab, sans qu'une enquête ne soit ouverte à ce sujet.
L'inexplicable et le grave laxisme de l'État sur ce plan a été dénoncé hier par le député Boutros Harb et par l'ancien directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Achraf Rifi, qui se sont tous deux interrogés sur les raisons pour lesquelles les autorités n'ont pas encore jugé bon d'agir pour essayer de faire la lumière sur l'affaire de ce mystérieux drone qui survole Meerab et qui, s'il continue à avoir de la sorte une liberté totale d'action, risquerait de porter atteinte à la sécurité nationale.
Dans un communiqué, le général Achraf Rifi a ainsi jugé « surprenant que des informations circulent au sujet du survol de Meerab par un appareil suspect et que les Libanais ignorent les mesures prises pour l'identifier et pour déterminer son objectif, d'autant que M. Geagea a été victime d'une tentative d'attentat et que l'enquête menée à l'époque avait conclu au mobile criminel ».
« Il incombe à l'État à travers ses services concernés, et notamment après la multiplication des attentats, dont le dernier en date a été l'assassinat de l'ancien ministre Mohammad Chatah, de traiter sérieusement cette affaire », a indiqué le général Rifi, en estimant que les autorités « auraient dû déterminer le point de départ de l'appareil, le parcours du vol, son identité et sa mission ». « Il incombe également à l'État de le descendre au cas où il s'agirait d'un avion ennemi ou s'il s'avère que sa mission est d'ordre criminel », a ajouté le général Rifi.

Harb et le 14 Mars
De son côté, le député Boutros Harb a souligné la gravité de ce survol « qui préparerait une éventuelle agression contre Samir Geagea ». Après avoir jugé qu'une telle affaire ne peut pas être prise à la légère, M. Harb a déclaré que « les autorités, et notamment l'armée qui possède des moyens lui permettant de surveiller et d'empêcher toute attaque, devraient prendre les mesures qui s'imposent pour protéger Meerab ». À l'instar du général Rifi, il a jugé « indispensable l'ouverture d'une enquête », avant de mettre en garde contre toute négligence sur ce plan.
Pour sa part, le secrétariat général du 14 Mars a demandé, dans un communiqué de presse, « aux forces de sécurité, et plus particulièrement à l'armée libanaise qui veille constamment sur la sécurité des Libanais, de publier un communiqué clarifiant l'affaire de l'avion de Meerab ». Le 14 Mars a réclamé à cet égard l'adoption « des mesures adéquates afin de parer à tout développement grave ».
Il convient d'indiquer que selon l'agence al-Markaziya, qui cite des sources concernées, le drone est de petite taille et possède un rayon d'action qui ne dépasse pas les 60 km, ce qui signifie que son point de départ ne peut pas être situé en dehors du territoire libanais. Cela accentue les craintes que le drone soit envoyé en éclaireur pour déterminer une cible qui serait plus tard attaquée par un avion spécialisé, précisent les sources en question.

 

La banalisation du crime politique et des dérapages sécuritaires à répétition n'a décidément pas de limites au Liban. Ainsi, la résidence et le quartier général d'un des principaux leaders du pays, en l'occurrence le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, sont survolés depuis quelque temps par un mystérieux drone, mais les responsables des services de sécurité concernés ne semblent pas s'en émouvoir pour autant. Pour eux, il s'agit peut-être d'un fait divers banal ! Sans doute attendent-ils que les commanditaires des survols effectués par ce drone passent à l'acte... criminel. Cet avion sans pilote, qu'on envoie généralement en éclaireur pour espionner ou aussi pour préparer un attentat, a déjà survolé à plusieurs reprises la résidence de M. Geagea, à Meerab, sans qu'une enquête ne soit ouverte...
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