Depuis son intronisation comme entraîneur, José Anigo affiche un bilan défensif pire que celui d’Élie Baup. La fragilité de la défense de l’OM s’est répétée dimanche face à Toulouse (2-2).
L'avantage avec l'OM version José Anigo, c'est que les spectateurs sont assurés de voir des buts. Cela s'est encore vérifié dimanche soir alors que Marseille a été tenu en échec face à Toulouse (2-2). Mais si les attaquants retrouvent leur efficacité, la défense ne cesse de s'enfoncer.
Les chiffres parlent d'eux même : depuis la prise de fonction de José Anigo début décembre en remplacement d'Élie Baup, Steve Mandanda a concédé 20 buts en 11 matches. Hormis lors du 32e de finale de Coupe de France face à Reims (2-0, a.p.), le gardien international n'a jamais gardé sa cage inviolée depuis l'éviction de Baup. Lors des 27 matches passés à la tête de l'équipe première cette saison, ce dernier affiche une meilleure moyenne défensive (1,22 but/match) que son successeur (1,81).
Alors que la prise de fonctions du directeur sportif de l'OM s'était accompagnée d'une hargne retrouvée avec deux retours au score face à Lyon (2-2) et Bordeaux (2-2), la défense n'a, cette fois, pas tenu l'avantage que les Marseillais avaient pris à deux reprises. Et n'a pas retenu l'avertissement donné par Valenciennes mercredi lorsque Masuaku avait déjà permis à son équipe de recoller.
Et si Thauvin avait finalement offert les trois points à son équipe (2-1), cela n'a pas suffi contre le TFC. En cause notamment, les défaillances successives des leaders du secteur dont Nicolas N'Koulou, qui peine à exister.
Des joueurs peu concernés par les tâches défensives
Steve Mandanda, déjà fautif mercredi sur le but de Valenciennes en anticipant à mauvais escient le centre de Masuaku, a coûté cette fois l'égalisation en manquant sa sortie sur le corner repris par Serge Aurier. Mais le capitaine marseillais n'est pas le seul à blâmer. Souvent décisif, notamment face à Monaco, il paie peut-être sa lassitude à l'extrémité d'une équipe coupée en deux.
Rod Fanni a notamment reconnu qu'il limitait ses montées pour laisser plus de liberté offensive à Florian Thauvin. Comprendre là que l'ancien Bastiais est dispensé des tâches défensives ? Il est évident que le liant n'est pas la force de cet OM-là. L'apathie affichée par l'équipe entière au coup d'envoi de la deuxième période a bien failli mettre davantage en évidence les carences de cette formation dans le pressing et le placement. Elle confirme surtout un manque flagrant de rigueur qui coûte cher en buts. Et empêche l'OM de prendre de la hauteur.


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