Le directeur adjoint du PNUD Shombi Sharp visitant une famille de réfugiés palestiniens de Syrie à Hay el-Sekké, non loin de Aïn el-Héloué.
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a inauguré hier un projet à Hay el-Sekké, quartier limitrophe du camp de Aïn el-Héloué, visant à abriter 25 familles palestiniennes déplacées de Yarmouk et d'autres camps palestiniens de Syrie.
Ces familles vivaient sous des tentes dans un terrain vague. Elles sont aidées par diverses associations palestiniennes, le mandat de l'Unrwa n'incluant pas l'aide aux réfugiés palestiniens ayant fui une guerre dans un pays hôte.
Le coût du projet, financé par le gouvernement allemand, s'élève à 50 000 dollars. L'Allemagne a déjà versé en tout deux millions de dollars pour soutenir les réfugiés palestiniens vivant hors des camps au Liban, dans le cadre d'un projet du PNUD mis en place pour venir en aide aux réfugiés et aux communautés hôtes.
« Au Liban, il existe 42 groupements de réfugiés palestiniens vivant hors des camps reconnus par l'État libanais », indique Nancy Hilal, chef du projet ayant pour but l'amélioration des conditions de vie des communautés qui accueillent des réfugiés palestiniens. La plupart de ces groupements, où vivent des réfugiés palestiniens et des Libanais pauvres, sont des zones complètement délaissées par le gouvernement, comme Hay el-Sekké, Hay el-Taamir et le quartier de Sirop, tous limitrophes de Aïn el-Héloué.
Mme Hilal précise que « les 25 chambres, qui ont accueilli les 25 familles de réfugiés palestiniens de Syrie, n'ont pas été fraîchement construites » (la loi interdisant la construction en dur dans les camps du Liban). « L'espace existait déjà et appartenait à l'association palestinienne Badr, indique-t-elle. Nous l'avons équipé en prévoyant notamment une cuisine commune et des salles de bains. Ce n'est pas la meilleure solution, mais c'est mieux que de laisser des familles qui comptent des femmes enceintes, des personnes du troisième âge et des enfants malades vivre sous des tentes. .
Elle a souligné en outre que l'année dernière, 54 projets d'infrastructure ont pu voir le jour. Ils portent notamment sur l'adduction d'eau, les réseaux d'égouts et d'électricité, et le ramassage des ordures. Une vingtaine des 42 groupements où vivent des réfugiés palestiniens hors des camps ont pu bénéficier de ces projets et 300 abris pour des réfugiés palestiniens de Syrie ont été mis en place.
Les projets sont financés notamment par l'Allemagne, la Suisse et les États-Unis.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine