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Liban - Citoyen Grognon

Préoccupations terre à terre

Gouvernement par-ci, gouvernement par-là. Depuis un certain 22 mars 2013, quand le Premier ministre démissionnaire Nagib Mikati a jeté l'éponge, ils n'ont plus que ce mot à la bouche, les politiciens libanais. Après avoir exhibé tout haut leur mésentente, voire leurs profondes divisions, ne voilà-t-il pas qu'ils laissent croire, du jour au lendemain, que la formation du gouvernement est imminente. Les analystes s'en donnent à cœur joie. Les suppositions vont bon train. La fièvre monte dans les milieux du pouvoir. Certains se lèchent déjà les babines. La presse, elle, se délecte.
« Imminente depuis presque un an ! » constate quant à lui le citoyen, fatigué de ces vaines promesses, excédé d'entendre les mêmes analyses et contre-analyses, exaspéré d'assister, impuissant, à cette sempiternelle querelle pour le pouvoir et au rituel partage des strapontins.
La formation du gouvernement, il n'en a rien à f..., le citoyen. Du moins pas lorsqu'il est ainsi formé. Il sait bien qu'il sera mis au rancart, ignoré, délaissé, lui et tous ses problèmes, comme toujours.
Des problèmes, il en a à la pelle, le citoyen. Il les traîne depuis des décennies, avec résignation. Conscient qu'ils s'amplifient et s'aggravent au fil du temps. À tel point qu'ils portent un sacré coup à sa qualité de vie, en chute libre. Car aucun homme politique n'a jamais pris la peine de se pencher dessus. Aucun gouvernement n'a jamais fait mine de les résoudre une bonne fois pour toutes.
Au rationnement de l'électricité et de l'eau, à l'anarchie sur les routes, à l'insécurité ambiante, au chômage des jeunes, à la crise économique, à la corruption administrative, à l'absence de l'État, à la folle envolée des prix, s'ajoute aujourd'hui la crise des déchets qui menace un environnement déjà malade. Quelles perspectives pour le citoyen dans un pays qui ne veut pas évoluer ? Quels espoirs pour une jeunesse qui n'en peut plus d'attendre l'émergence d'un État de droit ?
La réponse se fait attendre. Elle ne viendra pas. La priorité des politiciens libanais est bien loin de ces préoccupations terre à terre. À en croire que le ras-le-bol des citoyens est le dernier de leurs soucis. Et puis, pensent-ils, nul ne leur demandera des comptes... Mais cela, seul l'avenir le dira.

Gouvernement par-ci, gouvernement par-là. Depuis un certain 22 mars 2013, quand le Premier ministre démissionnaire Nagib Mikati a jeté l'éponge, ils n'ont plus que ce mot à la bouche, les politiciens libanais. Après avoir exhibé tout haut leur mésentente, voire leurs profondes divisions, ne voilà-t-il pas qu'ils laissent croire, du jour au lendemain, que la formation du gouvernement est imminente. Les analystes s'en donnent à cœur joie. Les suppositions vont bon train. La fièvre monte dans les milieux du pouvoir. Certains se lèchent déjà les babines. La presse, elle, se délecte.« Imminente depuis presque un an ! » constate quant à lui le citoyen, fatigué de ces vaines promesses, excédé d'entendre les mêmes analyses et contre-analyses, exaspéré d'assister, impuissant, à cette sempiternelle querelle pour le...
commentaires (1)

L'avenir nous le dira toujours nous sommes des citoyens abrutis , nous ne jugeons jamais nos politiciens et le comble nous courons pour leur voter sans se poser pourquoi .

Sabbagha Antoine

17 h 20, le 01 février 2014

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Commentaires (1)

  • L'avenir nous le dira toujours nous sommes des citoyens abrutis , nous ne jugeons jamais nos politiciens et le comble nous courons pour leur voter sans se poser pourquoi .

    Sabbagha Antoine

    17 h 20, le 01 février 2014

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