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Moyen Orient et Monde - Syrie

À Genève, régime et opposition se quittent avec des positions irréconciliables

Damas laisse planer le doute sur la suite des négociations.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, a relevé hier à Genève le « manque de responsabilité et de sérieux » des dirigeants de l’opposition. « Personne ne peut remplacer la direction syrienne », a-t-il insisté, faisant allusion au président Bachar el-Assad. Philippe Desmazes/AFP

Opposition et régime syriens ont affiché leurs profonds désaccords au terme d'une semaine de discussions à Genève et la délégation du gouvernement a laissé planer un doute sur la suite dans l'attente de consulter Damas. Pendant ce premier face-à-face d'une semaine depuis le début de la guerre il y a près de trois ans, les deux parties ont campé sur leurs positions, le régime insistant sur le fait qu'il ne voulait pas céder sur la transition politique et l'opposition clamant que Damas était « contraint à négocier » sur cette question centrale.


Ces pourparlers, lancés sous la pression des États-Unis, alliés de l'opposition, et la Russie, soutien du régime, devraient reprendre « en principe » le 10 février, selon l'émissaire international, Lakhdar Brahimi. Il a affirmé que la conférence dite de Genève 2 était un « début très modeste, mais c'est un début (...) sur lequel on peut construire ». Relevant « quelques points de convergence » et soulignant que « les deux parties ont pris l'habitude de s'asseoir dans la même pièce », il a toutefois reconnu que « ce fut un démarrage très difficile » et qu'il n'y avait « pas de doute que les positions importantes étaient très éloignées ». M. Brahimi est attendu aujourd'hui à Munich pour des consultations avec le secrétaire général de l'ONU et les chefs de la diplomatie américaine et russe.

 

(Lire aussi: Premier round des négociations de Genève: les principaux points des conclusions de Brahimi)


« Nous avons demandé des instructions pour savoir si nous retournerons à Genève », a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem. « Le président Assad lira d'abord notre rapport, il discutera avec nous et le gouvernement, et ensuite nous prendrons la décision », a-t-il affirmé. Mais d'ores et déjà, les deux parties ont réaffirmé leurs positions presque irréconciliables, notamment sur la transition politique. « Ni dans ce round ni dans le prochain, ils (les adversaires du régime) ne pourront obtenir de la délégation syrienne aucune concession », a ainsi clamé le ministre syrien de l'Information, Omrane al-Zohbi. M. Moallem a dit ne pas avoir « obtenu de résultats tangibles » et il a mis en cause le « manque de responsabilité et de sérieux » des dirigeants de l'opposition et « leur volonté de faire imploser la conférence, comme si nous venions là pour une heure et devions tout leur céder ». « Personne ne peut remplacer la direction syrienne », a-t-il insisté.

 

(Pour mémoire : « Si les Occidentaux veulent vraiment la tête de Bachar, ce n'est pas par la négociation qu'ils l'obtiendront »)


Le chef de l'opposition, Ahmad Jarba, a accusé pour sa part le régime de ne pas tenir « d'engagement sérieux », prévenant que la rébellion armée se poursuivra tant que le pouvoir continuera « d'agresser » la population. M. Jarba sera reçu à Moscou le 4 février. De leur côté, les 11 principaux pays du groupe des Amis de la Syrie, qui soutiennent l'opposition, ont accusé Damas d'être responsable du manque de progrès dans cette première série de négociations.

En Suisse on discute, en Syrie on meurt
En outre, le contraste a été saisissant ces dix jours entre Genève et la réalité en Syrie où la mort a fauché, loin des caméras, quelque 1 900 personnes. Selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, Rami Abdel Rahmane, « cela fait une moyenne de 208 morts par jour ». Les combats se sont concentrés dans la région d'Alep ainsi que dans et autour de la capitale, sans que les autres provinces ne soient épargnées.
Pour Salman Shaikh, directeur à la Brookings Institute de Doha, « les négociations n'influent pas sur la trajectoire du conflit, ni même sur la situation humanitaire. Le grand défi est de savoir si la diplomatie peut avoir un impact sur la situation. Cela n'a pas été le cas jusqu'à présent et je pense que si le nouveau round de négociations est mené de la même façon, rien ne bougera ».

 

 

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Opposition et régime syriens ont affiché leurs profonds désaccords au terme d'une semaine de discussions à Genève et la délégation du gouvernement a laissé planer un doute sur la suite dans l'attente de consulter Damas. Pendant ce premier face-à-face d'une semaine depuis le début de la guerre il y a près de trois ans, les deux parties ont campé sur leurs positions, le régime insistant sur le fait qu'il ne voulait pas céder sur la transition politique et l'opposition clamant que Damas était « contraint à négocier » sur cette question centrale.
Ces pourparlers, lancés sous la pression des États-Unis, alliés de l'opposition, et la Russie, soutien du régime, devraient reprendre « en principe » le 10 février, selon l'émissaire international, Lakhdar Brahimi. Il a affirmé que la conférence dite de Genève 2...
commentaires (2)

Ils manquent pas d'air ces terroristes light de l'"opposition" salafo wahabite , ils oublient qu'il a fallu leur tirer les oreilles pour les trainer a cette table de negociation , eux qui disaient jamais on discute avec Bashar , sur terre comme au ciel , et les voila entrain de quemmander des restes de reconnaissance de la part du pouvoir , ils realisent tjrs pas qu'ils ont ete lamines de toute part , aussi bien avec leurs (ex) allies salafistes qu'avec le regime legitime que leurs allies occidecadents , et avec ca ils disant : le regime est force de negocier !!!! Arretez les frais les gars , deposez les armes et rejoignez l'armee reguliere pour bouter le salafowahabisme hors de notre region . Que Misera !!!

FRIK-A-FRAK

14 h 17, le 01 février 2014

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Commentaires (2)

  • Ils manquent pas d'air ces terroristes light de l'"opposition" salafo wahabite , ils oublient qu'il a fallu leur tirer les oreilles pour les trainer a cette table de negociation , eux qui disaient jamais on discute avec Bashar , sur terre comme au ciel , et les voila entrain de quemmander des restes de reconnaissance de la part du pouvoir , ils realisent tjrs pas qu'ils ont ete lamines de toute part , aussi bien avec leurs (ex) allies salafistes qu'avec le regime legitime que leurs allies occidecadents , et avec ca ils disant : le regime est force de negocier !!!! Arretez les frais les gars , deposez les armes et rejoignez l'armee reguliere pour bouter le salafowahabisme hors de notre region . Que Misera !!!

    FRIK-A-FRAK

    14 h 17, le 01 février 2014

  • A l'instar des bääSSyriens, tous ceux qui ont vécu par le glaive périront par le glaive.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 05, le 01 février 2014

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