« La solution au problème (de la formation du gouvernement) devrait passer par une reconstitution du pouvoir par le biais d'une élection présidentielle anticipée. » C'est ce qu'a déclaré hier le député Nabil Nicolas, bloc du Changement et de la Réforme, en réponse à un discours du député Jamal el-Jarrah, bloc du Futur, qui critiquait le Courant patriotique libre (CPL), dont il fait partie, l'accusant de bloquer la formation d'un nouveau gouvernement.
M. Nicolas a fait remarquer à son adversaire politique que son parti « n'est pas responsable du retard de dix mois dans la formation du gouvernement depuis que le Premier ministre Tammam Salam a été nommé ». Il a imputé ce retard « aux positions de (l'ancien Premier ministre) Fouad Siniora (chef du bloc du Futur) qui ne voulait pas dialoguer avec le Hezbollah », une position qui a changé « depuis qu'une inspiration politique est venue d'ailleurs ».
Et de se demander : « Ce changement de position de la part du camp de M. Siniora est-il mû par des informations qu'il détiendrait sur l'impossibilité de tenir une élection présidentielle dans les délais ? Ce camp chercherait-il à entrer dans le gouvernement par la grande porte et d'en éloigner la partie chrétienne la plus représentative, à savoir le CPL, en vue de s'approprier les prérogatives du président de la République par l'intermédiaire du Premier ministre Tammam Salam, que ce camp a lui-même nommé ? »


petit Nicolas... rentre à la maison...il est tard.
13 h 54, le 30 janvier 2014