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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Le bout du tunnel
Les habitués du tunnel qui empruntent souvent cette voie au niveau de l'hôtel Phoenicia pour déboucher sur l'avenue Charles Malek, communément appelé Ring, sont plongés soudain, et en plein jour, dans le noir sur un long tronçon parce que la municipalité en a décidé ainsi. Puis une fois sorti du tunnel, on voit à quelque mètres de là, on tombe sur une rangée de réverbères qui concurrencent le soleil. Cela est franchement inadmissible. L'automobiliste éprouve la trouille de sa vie, ne sachant pas s'il est en train de raser le mur ou de frôler une autre voiture. On parle en français de la lumière au bout du tunnel. Si les autorités responsables de l'infrastructure et de l'état des routes ne réagissent pas efficacement et rapidement pour régler ce grave problème de synchronisation, ce n'est pas la lumière, mais bien un grave accident qui attend le pauvre automobiliste.

Lina SINNO

Et la communication ?
Dans l'une des photos illustrant le dossier de L'Orient-Le Jour sur la révolution numérique (notre page 5 du lundi 27 janvier 2014), des adolescents, assis, rivés à leurs iPhone, comme séparés les uns des autres par la barrière du seul écran ! Mais où sont donc passés les chahuts dans les vestiaires à l'issue d'un match ou d'une séance de gym ? Où sont passés les accolades, les commentaires bruyants, les tapes sur les épaules, les « give me five » ou certains chuchotements complices ? Comment devient-on des potes dans cette nouvelle génération absorbée par le numérique ? C'est une question que devraient se poser les parents.

Dolly TALHAMÉ

Mesures antisécheresse
Lorsque la sécheresse menace les nappes phréatiques dans le monde, les responsables des municipalités demandent à la population de limiter sa consommation d'eau. Mais pas chez nous, où la répartition des portefeuilles ministériels clés est plus importante. Cette fois pourtant, il faudra entreprendre un effort collectif en oubliant les dissensions 8 et 14 Mars et prévenir les citoyens qu'en période de sécheresse, on peut agir sur nos installations et changer nos habitudes. Et pour réduire notre consommation d'eau à la maison, il convient d'équiper ses robinets de mitigeurs, d'aérateurs, d'économiseurs et de pommes de douche thermostatiques qui permettent de régler rapidement le débit et la température, réparer toutes les fuites (robinets, chasse d'eau...), équiper sa chasse d'eau d'un double débit ou même réduire le volume d'eau des toilettes en plaçant une brique dans le réservoir. Il faudra aussi préférer la douche au bain, fermer le robinet pendant le brossage des dents, sans oublier enfin de charger complètement son lave-linge, son lave-vaisselle avant de les mettre en marche. Concernant les stations d'essence, il faudra éviter de gaspiller un déluge d'eau pour laver une voiture. Enfin, si en février le temps reste sec mais nuageux, nos physiciens, s'il en existe, devront songer aux pluies artificielles ou au principe d'ensemencement qui consiste à introduire dans les nuages des produits chimiques (mélange d'argent, de sodium et d'acétone) pour combler le manque de pluie prévu.

Antoine SABBAGHA

Drame de femme
Mon amie part en voyage. Elle va passer 8 jours au Liban. Elle quitte les températures glaciales de Montréal (-23 degrés, température ressentie : 33°) pour les belles températures clémentes de Beyrouth. Elle prépare sa valise en ce moment. Elle y met tout ce dont elle a besoin : tailleur noir, pantalons noirs, hauts noirs, collants noirs, chaussures noires...Elle part avec le cœur noirci par la tristesse de sa situation : elle va enterrer son père, qui n'est pas encore mort, mais dont les médecins prédisent la fin dans les quelques jours. Sinon, de toute façon elle devrait rentrer la semaine prochaine, après avoir fait ses adieux à son père, qu'elle chérit tant, attendre le coup de téléphone qui lui annoncera son décès. Si elle est chanceuse, encore une fois, elle pleurera dans son salon, accompagnée de son mari et de ses enfants. Si elle ne l'est pas, son téléphone sonnera alors qu'elle est derrière son bureau au travail. Alors elle s'effondrera, appellera son mari qui viendra la chercher pour l'accompagner à la maison où elle pleurera toutes les larmes de son corps et de son cœur, brisé par la tristesse et le désarroi.
J'essaie d'imaginer ce qu'elle ressent en ce moment, en préparant sa valise. Quand elle y pose son tailleur noir, ses pantalons noirs, ses hauts noirs, ses collants noirs, ses chaussures noires, quel sera son monologue intérieur ? Mon amie part en voyage, elle va enterrer son père, qui vit encore au Liban...

Janine KARAM

 

Le bout du tunnelLes habitués du tunnel qui empruntent souvent cette voie au niveau de l'hôtel Phoenicia pour déboucher sur l'avenue Charles Malek, communément appelé Ring, sont plongés soudain, et en plein jour, dans le noir sur un long tronçon parce que la municipalité en a décidé ainsi. Puis une fois sorti du tunnel, on voit à quelque mètres de là, on tombe sur une rangée de réverbères qui concurrencent le soleil. Cela est franchement inadmissible. L'automobiliste éprouve la trouille de sa vie, ne sachant pas s'il est en train de raser le mur ou de frôler une autre voiture. On parle en français de la lumière au bout du tunnel. Si les autorités responsables de l'infrastructure et de l'état des routes ne réagissent pas efficacement et rapidement pour régler ce grave problème de synchronisation, ce n'est pas la...
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