Il y a six semaines, quand le FOMC a décidé de réduire les achats d'actifs de la Fed, il pouvait s'appuyer sur des données reflétant une nette amélioration de l'économie et du marché du travail. Depuis lors, rien n'a pu invalider ce constat. Les chiffres de l'emploi de décembre ont certes un peu déçu, mais il y a une quasi-unanimité parmi les banquiers centraux pour les traiter comme un bruit statistique. Par ailleurs, les marchés de capitaux ont finalement bien accepté le début du tapering. On s'attend à ce que le FOMC réduise à nouveau ses achats d'actifs, au même rythme que la fois dernière, soit une baisse de 10 Md$ à 65 Md d'achats par mois. Si le consensus était très partagé en décembre, cette fois, il est quasi unanime dans cette prévision. À cette réunion, la dernière présidée par Ben Bernanke, la rotation des votants donnera une voix aux Fed de Dallas (Richard Fisher), Philadelphie (Charles Plosser), Minneapolis (Narayana Kocherlakota) et Cleveland (Sandra Pianalto). MM. Fisher et Plosser sont deux sceptiques du QE tandis que M. Kocherlakota est un de ses partisans les plus enthousiastes. Sans qu'ils changent fondamentalement les équilibres, on sera attentif à leurs votes personnels pour se faire une idée de la direction vers laquelle penche le FOMC.

