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Liban

Kabbani se justifie après les sévères critiques de Aassiri

Le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani. Photo Nasser Trabulsi

Au lendemain de la sévère « mise au pas » adressée par l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Aassiri, à Dar el-Fatwa, dont il a jugé le rôle effacé face au développement de l'extrémisme sunnite au Liban, le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, s'est expliqué hier dans un « message aux Libanais », dans lequel il s'efforce de rendre ses détracteurs responsables à la fois de l'affaiblissement de cette instance et de la montée de l'extrémisme.
« Mais où est donc Dar el-Fatwa ? » s'était interrogé dimanche M. Aassiri, dans une déclaration sortant à l'évidence des us diplomatiques, mais qui prend toute sa signification dans le fait que l'ambassadeur représente le royaume abritant les deux premiers lieux saints de l'Islam, La Mecque et Médine. Affirmant que l'annonce faite samedi par Abou Sayaf el-Ansari, proclamant le Liban terre de jihad contre le Hezbollah, était un développement « très négatif », il avait souligné que Dar el-Fatwa devrait être « la voix de la modération sunnite ».
Le mufti Kabbani a donc rapidement réagi hier, mais sans mentionner à aucun moment les propos de l'ambassadeur.


Après avoir discouru longuement sur la culpabilité de « l'étranger », et en particulier des États-Unis, dans tous les maux que connaissent les pays arabes, cheikh Kabbani est entré dans le vif du sujet, soulignant « en toute liberté et en tout centrisme » que l'islam « n'a rien à voir avec l'extrémisme qui nous envahit » et qu'il est interdit par la loi islamique de se faire exploser pour tuer d'autres personnes.
La montée de l'extrémisme au Liban « n'est pas le fruit du hasard, mais le résultat d'un complot », a ajouté le mufti, selon qui cet extrémisme « n'aurait pas connu d'essor sans deux causes fondamentales : la première est le dossier des détenus islamistes, dans lequel on a multiplié les arrestations arbitraires de jeunes gens musulmans, qui ont été détenus pendant des années sans jugement ;
et la seconde est la guerre méthodique menée contre le rôle modéré de Dar el-Fatwa et de ses ulémas par le biais d'accusations et de rumeurs nuisant à son prestige et au symbole qu'elle représente ».
« Nous payons le prix de notre modération et de notre refus de nous soumettre », a-t-il encore dit, visant manifestement le courant du Futur.

Au lendemain de la sévère « mise au pas » adressée par l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Aassiri, à Dar el-Fatwa, dont il a jugé le rôle effacé face au développement de l'extrémisme sunnite au Liban, le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, s'est expliqué hier dans un « message aux Libanais », dans lequel il s'efforce de rendre ses détracteurs responsables à la fois de l'affaiblissement de cette instance et de la montée de l'extrémisme.« Mais où est donc Dar el-Fatwa ? » s'était interrogé dimanche M. Aassiri, dans une déclaration sortant à l'évidence des us diplomatiques, mais qui prend toute sa signification dans le fait que l'ambassadeur représente le royaume abritant les deux premiers lieux saints de l'Islam, La Mecque et Médine. Affirmant que l'annonce faite samedi par Abou...
commentaires (2)

Dar el fatwa a toujours été nul et faible lorsqu'il s'agissait du Liban et a toujours montré du poil de la bête lorsqu'il y avait a faire avec les Arabes ou ses intérêts propres. Alors le Mufti n'a eu que ce qu'il mérite car les temps ont changé. Si Mr Kabbani veut encore être pris en considération, il se doit de se battre auprès de la modération et non garder une position qui renforce l’extrémisme. Soit alors il déclare que Dar el Fatwa est un lieu religieux et spirituel et ne se mêle pas de politique permettant de facto l’établissement d'un état séculaire, soit il soutient les politiques modérés du pays et arrête de se comporter en égoïste qui ne pense qu;a sa chair mais comme les patriarches des instances Chrétiennes s'engage pour le Liban et tous les Libanais auprès de la modération sans conditions et tergiversation.

Pierre Hadjigeorgiou

12 h 27, le 28 janvier 2014

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Commentaires (2)

  • Dar el fatwa a toujours été nul et faible lorsqu'il s'agissait du Liban et a toujours montré du poil de la bête lorsqu'il y avait a faire avec les Arabes ou ses intérêts propres. Alors le Mufti n'a eu que ce qu'il mérite car les temps ont changé. Si Mr Kabbani veut encore être pris en considération, il se doit de se battre auprès de la modération et non garder une position qui renforce l’extrémisme. Soit alors il déclare que Dar el Fatwa est un lieu religieux et spirituel et ne se mêle pas de politique permettant de facto l’établissement d'un état séculaire, soit il soutient les politiques modérés du pays et arrête de se comporter en égoïste qui ne pense qu;a sa chair mais comme les patriarches des instances Chrétiennes s'engage pour le Liban et tous les Libanais auprès de la modération sans conditions et tergiversation.

    Pierre Hadjigeorgiou

    12 h 27, le 28 janvier 2014

  • Encore un autre Laval indigène et local, mais cette fois-ci enturbanné et non cravaté comme celui du BoSStroSS-palais !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    04 h 15, le 28 janvier 2014

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