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Moyen Orient et Monde

Hollande aujourd’hui en Turquie, 22 ans après Mitterrand, pour « un travail de rattrapage »

François Hollande est attendu aujourd'hui en Turquie pour une visite d'État de deux jours, la première d'un président français depuis 22 ans, qui s'annonce délicate sur fond de relations bilatérales houleuses et de profonde crise politique à Ankara. Pour le chef de l'État, ce déplacement qui succède à celui de François Mitterrand en 1992 doit être l'occasion de raviver une relation politique et surtout économique en panne. D'où la présence à ses côtés de sept ministres, parmi lesquels Laurent Fabius (Affaires étrangères), Arnaud Montebourg (Redressement productif) ou Jean-Yves Le Drian (Défense), et d'une délégation de responsables économiques et d'entreprises d'une quarantaine de membres.
Paris entend se livrer à « un travail de rattrapage », après la période de glaciation sous Nicolas Sarkozy. La relance de la relation politique, au cœur de la première journée de la visite qui s'effectuera dans la capitale politique, Ankara, s'annonce autrement plus périlleuse. Le pouvoir turc a répliqué ces dernières semaines par des purges sans précédent dans les milieux judiciaires et policiers à la mise en cause de plusieurs dizaines de ses proches soupçonnés de corruption par la justice turque. Dans ce contexte, Paris entend privilégier une relation « sincère, claire et directe » : le processus de négociation avec l'Union européenne ne pourra prospérer que si Ankara tient ses engagements « sur l'État de droit, la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice et le respect des libertés fondamentales », souligne-t-on encore à l'Élysée.

François Hollande est attendu aujourd'hui en Turquie pour une visite d'État de deux jours, la première d'un président français depuis 22 ans, qui s'annonce délicate sur fond de relations bilatérales houleuses et de profonde crise politique à Ankara. Pour le chef de l'État, ce déplacement qui succède à celui de François Mitterrand en 1992 doit être l'occasion de raviver une relation politique et surtout économique en panne. D'où la présence à ses côtés de sept ministres, parmi lesquels Laurent Fabius (Affaires étrangères), Arnaud Montebourg (Redressement productif) ou Jean-Yves Le Drian (Défense), et d'une délégation de responsables économiques et d'entreprises d'une quarantaine de membres.Paris entend se livrer à « un travail de rattrapage », après la période de glaciation sous Nicolas Sarkozy. La relance...
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