Pour que les FL participent au gouvernement, il faut que le Hezbollah accepte le volet politique de la déclaration de Baabda, a affirmé Samir Geagea à la FTV. Photo Aldo Ayyoub
Les Forces libanaises refusent catégoriquement de faire partie de l'équipe Salam, à moins que la partie politique de la déclaration de Baabda, sur la neutralité du Liban, ne soit intégrée à la déclaration ministérielle.
Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a réaffirmé hier soir qu'il n'est pas question pour lui de prendre part au gouvernement Salam, à moins d'un changement significatif de la ligne de conduite du Hezbollah. « Si un nouveau gouvernement est formé, il serait utopique de croire que la situation va changer, que l'état de la sécurité s'améliorera et que les attentats vont s'arrêter », a-t-il déclaré dans le cadre d'une interview à la Future TV. Il a souligné que le changement politique qu'il évoque ne saurait se concrétiser que si le Hezbollah accepte d'intégrer le volet politique de la déclaration de Baabda à la déclaration ministérielle. « Ce sera le signe que le Hezbollah a commencé à réaliser qu'il doit se retirer de Syrie », a-t-il souligné, indiquant que c'est donc sur base d'un engagement du Hezbollah à respecter la déclaration de Baabda que les FL accepteraient de s'associer à un gouvernement rassembleur.
Or M. Geagea ne se fait pas d'illusions sur les intentions du Hezbollah. « Pas plus tard qu'hier (mardi), le député Ali Ammar, qui réagissait à l'attentat de Haret Hreik, en a profité pour répondre à Saad Hariri au sujet du triptyque armée-peuple-résistance, en affirmant que nul ne réussira à le modifier. Que peut-on attendre dès lors du nouveau gouvernement en gestation ? » s'est-il interrogé avant d'ouvrir une parenthèse pour dénoncer l'attentat de Haret Hreik « qui touche tout le Liban » et pour exprimer sa sympathie aux familles des victimes.
Selon lui, le 14 Mars se trompe s'il croit pouvoir changer quelque chose en prenant part à la nouvelle équipe ministérielle. « Nous étions d'accord au sein de cette coalition sur le fait qu'une participation au gouvernement sans changement politique nous serait fatale », a-t-il dit, en expliquant ainsi que le différend actuellement parmi les composantes du 14 Mars porte sur « ce point pratique ». « Nous ne voulons pas prendre part au gouvernement sans garanties préalables et œuvrer ensuite, comme le souhaitent certains de nos camarades, à élaborer la déclaration ministérielle sur base des principes auxquels nous sommes tous attachés », a ajouté M. Geagea qui précise que ceux, au sein du 14 Mars, qui prônent cette dernière approche soulignent que le 14 Mars se retirerait automatiquement du gouvernement si la déclaration ministérielle n'est pas conforme à ses principes. M. Geagea a insisté à ce propos sur le fait que « le Hezbollah a fait des concessions seulement dans la forme » et que la formule des 8-8-8 « n'offre aucune solution puisqu'il semble que ce parti essaiera d'avoir son mot à dire dans le choix d'un ministre proche du président et d'un autre proche du Premier ministre, ce qui portera sa quote-part à dix ministres et non pas huit ».
Le leader des FL s'est félicité de la réaction du public du 14 Mars « qui sait quel gouvernement il souhaite avoir », avant d'insister sur le fait qu'il partage le point de vue du Hezbollah à l'égard des intégristes takfiristes et du danger qu'ils représentent. « Mais la question est de savoir si ce parti acceptera les solutions que je proposerai pour neutraliser ce danger. Acceptera-t-il par exemple que la frontière avec la Syrie soit sérieusement contrôlée ? La réponse est bien entendu non », a-t-il fait valoir, en réaffirmant que le conflit avec cette formation (le Hezbollah) « n'est pas technique mais politique puisqu'elle hypothèque les décisions et les ressources de l'État ».
Sur base de cette analyse, il a plaidé en faveur de la mise en place d'un gouvernement neutre et non partisan, au stade actuel. M. Geagea a rappelé dans ce contexte que le président et le Premier ministre désigné étaient en faveur de cette option en l'absence d'une entente autour d'un gouvernement politique et qu'ils peuvent toujours la concrétiser au cas où le parti de Dieu refuserait d'inclure la partie politique de la déclaration de Baabda dans la déclaration ministérielle.
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Si , si , il a dit UTOPIQUE , ca veut dire qu'il sait ce que ca veut dire , Utopique le Geagix . Et en meme temps il dit gouvernement neutre et non partisan ! Faut etre consequent geagix , on n'utilise pas des mots pareils quand on sait que du temps ou on a gouverne soit meme , on etait ni neutre ni non partisan ! hoo Povre !
13 h 56, le 23 janvier 2014