L’armée se déployant à Tripoli.
Un mort, un conscrit de 26 ans, Hussein Hamad Saadeddine, qui a succombé à ses blessures, et 7 soldats blessés, ainsi que 4 civils, Abdo Harrouk, Walid Chami, Mahmoud Allouche et Abdallah Jundi : tel est le bilan de la journée d'affrontements à l'arme lourde, hier à Tripoli. Ces affrontements ont débuté le matin, dès 6h30, entre les deux quartiers de Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen, paralysant la ville entière et bloquant la route principale reliant Tripoli au Akkar.
Plusieurs écoles et universités ont fermé leurs portes, notamment dans la région de Denniyé. De nombreux habitants n'ont pu se rendre à leur travail, vu la violence des affrontements. Les tirs se sont poursuivis par intermittence durant la journée sur le front traditionnel.
Selon le communiqué du commandement de l'armée, un véhicule de l'armée a été la cible d'une roquette tirée depuis le bazar de Bab el-Tebbaneh par des hommes armés commandés par Talal Issa. La roquette a fait trois blessés parmi les soldats, dont deux graves. « Un autre véhicule militaire a été la cible de tirs au rond-point Abou Ali, vers 7h35 », ajoute le communiqué. Ces tirs en provenance de la même localité ont fait un blessé.
Quatre autres soldats ont été blessés par une roquette tirée contre une patrouille de l'armée depuis le marché aux légumes. Le communiqué précise que les responsables de ce tir seraient des membres du groupuscule dirigé par Mohammad Hallak et Mohammad Noueihi. « Les unités de l'armée ont riposté aux tirs et en recherchent les auteurs afin de les traduire en justice », a conclu le communiqué de l'armée. Dans ce cadre, des barrages ont été dressés à proximité des régions des affrontements.
Ces attaques ciblées contre l'armée surviennent à l'heure où la troupe renforçait son déploiement dans la capitale du Nord.
Réactions
Les développements à Tripoli ont été au menu de la rencontre entre le président Michel Sleiman et le ministre sortant de l'Intérieur, Marwan Charbel. La réunion a porté sur les mesures à mettre en place pour ramener le calme dans la ville.
De son côté, le Premier ministre Nagib Mikati a insisté sur la nécessité de rebâtir la confiance entre les habitants de Tripoli et les forces de l'ordre. « La guerre à Tripoli est vaine », a-t-il observé. C'est au cours d'une réunion consacrée à la dégradation de la situation sécuritaire à Tripoli que M. Mikati s'est ainsi exprimé. La réunion a eu lieu en présence de notables de la ville, parmi lesquels le ministre Fayçal Karamé, le député Ahmad Kabbara, Ahmad Safadi représentant le ministre Mohammad Safadi ainsi que le chef des services de renseignements de l'armée au Nord, le général Amer el-Hassan.
Face à la situation, les instances économiques et la société civile du Nord ont lancé un appel à une grève générale demain vendredi pour exprimer leur rejet du terrorisme et de ce qui se passe à Tripoli.


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Au lieu de jouer aux vierges effarouchées qu'ils donnent le feu vert a l’armée de fermer hermétiquement les deux quartiers rivaux et leur intimer de remettre leurs armes illico presto sans cela ils seront exterminés. Nous verrons alors s'ils oserons encore jouer aux caïds de quartier. Cela fait, l’armée fouille de fond en comble les deux quartier a la recherche de caches d'armes et des criminels qui lui tiraient dessus ou sur les citoyens. Qui qui rechignent se doit d’être arrêté et conduit devant la justice sans recours.
13 h 40, le 23 janvier 2014