Le ministre sortant des Affaires étrangères, Adnane Mansour, s'est rendu hier à Genève où il doit participer aux travaux de la conférence de paix sur la Syrie – Genève 2. « Nous fondons de gros espoirs sur la réussite de cette conférence du fait de l'évolution dangereuse de la situation en Syrie et dans la région », a-t-il déclaré lors d'un point de presse à l'aéroport.
M. Mansour a rappelé que dès le début de la crise syrienne, le Liban s'est prononcé en faveur « d'une solution politique » au problème et s'est opposé à toute ingérence extérieure, « d'autant qu'elle complique davantage le conflit syrien ». De ce fait, et vu la proximité des deux pays et les relations historiques entre eux, « le Liban ne peut être que concerné par ce qui se passe », a ajouté M. Mansour. Il a noté que, dans le cadre de cette conférence, diverses questions intéressent directement le Liban dont notamment « la sécurité et la stabilité en Syrie qui sont liées à la sécurité et la stabilité au Liban ». « Nous sommes soucieux d'assurer la stabilité et la sécurité en Syrie avec l'aide de la communauté internationale », a-t-il affirmé.
Au nombre de ces questions également, « le terrorisme et la série d'attentats terroristes dont est victime le Liban, au même titre que la Syrie, l'Irak et d'autres pays de la région », a poursuivi M. Mansour, assurant qu'il soulèvera ce point « dans le but d'atteindre une solidarité internationale contre le terrorisme ». Et de préciser qu'il évoquera aussi le dossier des réfugiés syriens et « les répercussions de l'afflux massif des Syriens sur les plans sécuritaire, politique, économique, vital et sanitaire au Liban ».
À la question de savoir si le Liban réitérera sa politique de distanciation vis-à-vis de la crise syrienne, M. Mansour a affirmé que dès le départ, le Liban s'est attaché à cette politique.
Interrogé sur le fait de savoir s'il allait conférer avec son homologue saoudien, le prince Saoud al-Fayçal, M. Mansour a précisé que « la délégation libanaise rencontrera de nombreux responsables arabes et internationaux ».
En réponse à la question relative à la position du Liban concernant l'exclusion de l'Iran des travaux de Genève 2, M. Mansour a affirmé que « pour que la conférence réussisse, toutes les parties sont invitées à y participer ». « Il n'est pas possible d'écarter un pays ou l'autre, puisque chaque pays à son influence et son rôle à jouer, a-t-il poursuivi. L'Iran ne doit pas y être exclu, tout comme l'Arabie saoudite. »
Interrogé enfin sur la coordination entre les deux délégations libanaise et syrienne présidée par le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem, M. Mansour a affirmé que tout au long de la crise syrienne, « les contacts n'ont pas été interrompus » avec M. Moallem.
Liban
Mansour dénonce la mise à l’écart de l’Iran à la conférence Genève 2
OLJ / le 22 janvier 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
ET L'IRAN A PARLÉ PAR LA BOUCHE DE SON DÉCLARÉ MINISTRE DES AFFRES ÉTRANGÈRES. NON QUE JE SUIS POUR L'EXCLUSION DE L'IRAN. SANS L'IRAN IL N'Y AURAIT POINT DE SOLUTION. MAIS... 3AYB WALLA !
14 h 14, le 23 janvier 2014