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Moyen Orient et Monde - Syrie

Ban retire l’invitation adressée à l’Iran pour Genève 2

Des « éléments » au sein du régime de Damas veulent mettre fin à la guerre, affirment les USA.

Le président Assad a réuni hier à Damas la délégation syrienne qui doit se rendre en Suisse pour participer à la conférence de paix Genève 2. Photo SANA/Reuters

Face au tollé international, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a retiré à l'Iran son invitation à participer à la conférence Genève 2 sur la Syrie, a annoncé hier soir son porte-parole. Le secrétaire général avait annoncé dimanche à la surprise générale avoir invité Téhéran, jetant un sérieux doute sur la tenue d'un rendez-vous longtemps incertain. Mais l'Iran a refusé de reconnaître le communiqué de Genève de juin 2012 sur la transition politique en Syrie comme condition de sa participation.

Ainsi hier, le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a assuré que Téhéran ne pouvait endosser le texte de Genève 1. « Nous n'étions pas présents (...), nous ne pouvons donc en aucun cas accepter le communiqué (de 2012) et personne ne devrait émettre de condition » à la présence iranienne, a-t-il dit, cité par l'agence Isna.

M. Ban s'est dit « consterné » et « déçu » par la position iranienne après avoir cru, a-t-il affirmé, que l'Iran soutiendrait le communiqué de Genève 1 prévoyant la mise en place en Syrie d'une autorité de transition dotée des pleins pouvoirs exécutifs, soit de facto le départ du président Bachar el-Assad. « Il (Ban) continue d'exhorter l'Iran à se joindre au consensus global qui soutient le communiqué de Genève 1. Étant donné qu'il tient à rester en dehors de cet accord de base, (Ban) a décidé que la réunion de Montreux aura lieu sans la participation de l'Iran », a ajouté Martin Nesirky, porte-parole de M. Ban.


Sitôt annoncé le retrait de l'invitation faite à l'Iran, la Coalition nationale syrienne, vitrine de l'opposition en exil, a confirmé sa participation à Genève 2. « Nous apprécions que les Nations unies et son secrétaire général aient compris notre position. Nous pensons avoir pris la bonne décision. Notre participation est confirmée pour le 22 janvier », a dit Monzer Akbik, chef de cabinet du président de la Coalition. Plus tôt en journée, la Coalition avait lancé un ultimatum à M. Ban. « À 19h00, il nous faut une confirmation que l'Iran n'est pas invité ou ne se rendra pas à la conférence », avait déclaré la Coalition dans un communiqué. En outre, après la décision de retirer l'invitation de l'Iran, un membre de la Coalition, Anas Abdah, a précisé que son mouvement adresserait dans la nuit une liste des délégués qui se rendront demain à Montreux, sur les bords du lac Léman.
Toutefois, des informations relayées par des télévisions régionales ont fait état du refus du Conseil national syrien, une composante de la Coalition de l'opposition, de participer à Genève 2.

 

Une erreur impardonnable
Pour leur part, manifestement pris de court par l'initiative de M. Ban dimanche, les Occidentaux avaient immédiatement appelé Téhéran à accepter l'idée d'un gouvernement de transition en Syrie. Avant de se rétracter hier et réclamer à cors et à cris le retrait de l'invitation faite à Téhéran. L'Arabie saoudite, un des principaux soutiens financiers de l'opposition syrienne, a également rejeté toute participation iranienne, estimant que Téhéran est « disqualifié d'office » car il a des forces militaires combattant aux côtés de celles du régime de Damas.


Auparavant, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait mis en garde l'opposition syrienne et les Occidentaux contre une « erreur impardonnable » en cas d'absence de l'Iran à Genève 2. « Si quelqu'un met en doute la nécessité d'inviter tous les acteurs importants à la conférence, alors c'est qu'il ne souhaite pas le règlement juste et négocié de la crise syrienne. C'est le propre des négociations que de réunir autour d'une table non ceux qui s'apprécient mais ceux dont dépend le règlement de la crise », avait ajouté M. Lavrov.
Par ailleurs, la France a formellement démenti les informations en provenance de Damas selon lesquelles Paris aurait refusé à la délégation syrienne se rendant en Suisse une autorisation de survol de son territoire.

 

Daech veut islamiser Raqqa
Parallèlement, selon un responsable du département d'État qui a requis l'anonymat, le gouvernement américain a reçu « de nombreux messages » émanant de membres du régime de Damas « impatients de trouver une solution pacifique » et de mettre fin à la guerre. Il a refusé de donner davantage de détails sur les personnes qui avaient contacté Washington, de peur de mettre des vies en danger, précisant simplement que le gouvernement américain « recevait régulièrement des messages ». Le responsable a dit espérer que les négociations en Suisse donneraient « un élan pour trouver une manière de faire comprendre aux Syriens que le problème n'est pas l'État de Syrie, le problème est une famille au pouvoir, avide et extrêmement brutale ». Il a souligné que la communauté alaouite, dont est issu le président Assad, est la plus touchée dans le conflit. « La communauté alaouite porte le plus lourd tribut (...) si elle pense qu'il y a une voie de sortie (...) je pense qu'elle trouvera beaucoup d'écho à l'intérieur de Damas », a-t-il estimé.


Sur le terrain, un double attentat à la voiture piégée contre le poste frontalier de Bab al-Hawa, contrôlé par le Front islamique, à la frontière syro-turque dans la province d'Idleb, a fait hier au moins 16 morts et entraîné une fermeture de la frontière. En outre, les jihadistes de Daech ont imposé de fortes restrictions aux libertés individuelles dans la province de Raqqa, pour tenter d'asseoir leur contrôle sur la région, interdisant notamment l'alcool, la musique et les cigarettes, et imposant le port du voile intégral pour les femmes. Toute violation sera punie selon la charia.

 

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Tribune

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Face au tollé international, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a retiré à l'Iran son invitation à participer à la conférence Genève 2 sur la Syrie, a annoncé hier soir son porte-parole. Le secrétaire général avait annoncé dimanche à la surprise générale avoir invité Téhéran, jetant un sérieux doute sur la tenue d'un rendez-vous longtemps incertain. Mais l'Iran a refusé de reconnaître le communiqué de Genève de juin 2012 sur la transition politique en Syrie comme condition de sa participation.
Ainsi hier, le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a assuré que Téhéran ne pouvait endosser le texte de Genève 1. « Nous n'étions pas présents (...), nous ne pouvons donc en aucun cas accepter le communiqué (de 2012) et personne ne devrait émettre de condition » à la présence...
commentaires (3)

Personne n'est disposé a traiter avec des états terroristes et ou nazi, encore moins si c'est pour en appuyer un autre. Ici la question est simple: tu veux ou tu veux pas? Si tu veux bien j'en f'rais pas une maladie, si tu n'veux pas c'est comme-ci ou comme-ça que tu veuilles ou tu n'veuilles pas! L'Iran veut imposer des conditions que même la Russie n'a pas appuyé. Du coup l'Iran s'est mise au banc de touche. Je me demande si ce n'est pas une manière de faire marche arrière et laisser Bachar affronter son malheur seul! Apres le Hezbollah arrêtera sa participation aux combats, puis... ... Bye bye Bachaaaaaarr!

Pierre Hadjigeorgiou

15 h 50, le 21 janvier 2014

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Commentaires (3)

  • Personne n'est disposé a traiter avec des états terroristes et ou nazi, encore moins si c'est pour en appuyer un autre. Ici la question est simple: tu veux ou tu veux pas? Si tu veux bien j'en f'rais pas une maladie, si tu n'veux pas c'est comme-ci ou comme-ça que tu veuilles ou tu n'veuilles pas! L'Iran veut imposer des conditions que même la Russie n'a pas appuyé. Du coup l'Iran s'est mise au banc de touche. Je me demande si ce n'est pas une manière de faire marche arrière et laisser Bachar affronter son malheur seul! Apres le Hezbollah arrêtera sa participation aux combats, puis... ... Bye bye Bachaaaaaarr!

    Pierre Hadjigeorgiou

    15 h 50, le 21 janvier 2014

  • Et pourtant il l'avait fait avec l'accord des us , dont il est l'employe . Il ne pourra pas y avoir de paix valable sans l'Iran (NPR), ni avec la Belgique ou l'Australie qui sont pourtant invites, eux . Quelle mascarade !

    FRIK-A-FRAK

    12 h 54, le 21 janvier 2014

  • Genève 2 , n'est pas une réunion pour la paix, mais pour changer le gouvernement en Syrie. Donc, elle sert à rien cette réunion. Les rebelles viennent pour avoir le pouvoir. Pourquoi interdire la venue de l'Iran, alors que tout les ennemis de la Syrie y seront ?

    Talaat Dominique

    07 h 41, le 21 janvier 2014

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