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Liban - La Mémoire Des 90 Ans

Le gouvernement va se préoccuper de la question des relations libano-syriennes

Dans « L'Orient » du 21 janvier 1963

Les déclarations faites samedi dernier par le président du Conseil syrien, M. Khaled el-Azem – déclarations dans lesquelles le Premier ministre avait affirmé qu' « un vent glacial souffle sur nous de Beyrouth. Qu'on l'empêche de nous atteindre et tout ira bien » – ont eu pour effet de remettre au premier plan de l'actualité, du moins dans la capitale libanaise, la question des relations avec la Syrie. Ce problème avait été mis en veilleuse depuis l'été dernier, date à laquelle on avait parlé de contacts entre les chefs de gouvernement des deux pays. Cet élément, venant s'ajouter au fait que les frontières demeurent à moitié fermées, a occupé l'attention des milieux politiques en général, et gouvernementaux en particulier, durant toute la journée d'hier.
Le Conseil des ministres qui se tiendra cet après-midi au Sérail – sous la présidence du chef du gouvernement par intérim, M. Philippe Boulos – sera en majeure partie consacré à l'examen de cette question à la lumière des précisions que fournira le ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Takla. Ce dernier, en effet, a eu, tout au long de la semaine écoulée, de nombreux contacts avec son homologue syrien, M. Assaad Mahassen.
De leur côté, plusieurs députés membres de la commission des Affaires étrangères ont demandé à M. Kazem el-Solh la convocation de la commission à une réunion consacrée à l'affaire des relations libano-syriennes. Il est probable qu'au cas où la réunion se tiendrait, le chef de la diplomatie libanaise serait appelé à faire une déclaration sur les derniers développements survenus dans les rapports entre Beyrouth et Damas (...).

Les déclarations faites samedi dernier par le président du Conseil syrien, M. Khaled el-Azem – déclarations dans lesquelles le Premier ministre avait affirmé qu' « un vent glacial souffle sur nous de Beyrouth. Qu'on l'empêche de nous atteindre et tout ira bien » – ont eu pour effet de remettre au premier plan de l'actualité, du moins dans la capitale libanaise, la question des relations avec la Syrie. Ce problème avait été mis en veilleuse depuis l'été dernier, date à laquelle on avait parlé de contacts entre les chefs de gouvernement des deux pays. Cet élément, venant s'ajouter au fait que les frontières demeurent à moitié fermées, a occupé l'attention des milieux politiques en général, et gouvernementaux en particulier, durant toute la journée d'hier.Le Conseil des ministres qui se tiendra cet après-midi...
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