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Sport - Football

Le Paris SG va finir par s’ennuyer

Ibra a marqué face à Nantes ses 16e et 17e buts sous le maillot parisien en Ligue 1 cette saison, et ses 299e et 300e buts en championnat (série A, Liga BBVA, Ligue 1 confondues) depuis le début de sa carrière. Mais ce qui est certainement le plus insolite dans cette histoire, c’est la célébration toute particulière d’Ibra. Le Suédois, tout heureux, s’est lancé dans un kick dont lui seul a le secret à l’égard du poteau de corner. Un geste inattendu ! Thomas Samson/AFP

Au Parc des Princes, il n'y a pas eu de match ce week-end. Les Parisiens, qui alignaient leur 4-3-3 habituel, n'ont laissé aucune chance à Nantes. Comme d'habitude, ils ont monopolisé le ballon (68 % de possession) en faisant notamment la loi au milieu de terrain. Et ils ont su s'en servir pour créer le danger. Résultat : 5 buts, 8 occasions à 0 et 14 tirs à 2. Malgré l'ampleur du score, les hommes de Laurent Blanc n'ont jamais relâché leur effort, manquant juste quelques opportunités de creuser encore l'écart en fin de match.
En face, les Nantais étaient tout simplement dépassés. Le 4-4-2, mis en place par Michel Der Zakarian, avec Touré, Deaux et Trebel dans l'entrejeu pour densifier le milieu de terrain, a échoué. La sortie sur blessure de Veretout, remplacé par Bedoya (30e), ne l'a pas aidé. Mais c'est surtout la défense nantaise qui s'est montrée beaucoup trop tendre. Trop d'erreurs de marquage et de manque d'agressivité. Face à des attaquants du calibre de Paris, ça ne pardonne pas. Quatrième meilleure défense de L1 avant le match, le FCN n'a plus que la septième après le dernier match de ce week-end...

La loi du milieu
Au milieu de la balade parisienne, Zlatan Ibrahimovic a fait un carnage. Deux buts et une passe décisive. Presque sans forcer. Également buteur, Edinson Cavani a une nouvelle fois démontré que son apport s'étend aussi aux tâches défensives. Les latéraux ont participé à la fête offensive, notamment Van der Wiel qui a pratiquement joué ailier droit. Après avoir pris au moins un but lors des huit derniers matches, Salvatore Sirigu a gardé sa cage inviolée. Un bilan d'ensemble qui doit beaucoup à l'emprise du trio Matuidi-Verratti-Thiago Motta au milieu de terrain. Le premier a offert un but au dernier alors que l'Italien a provoqué un penalty généreux. À eux trois (102 + 113 + 124), ils ont joué plus de ballons que tous les Canaris.

Comme le grand Lyon
Côté nantais, seuls Papy Djilobodji, de retour de suspension, et Lucas Deaux ont échappé au naufrage, au moins en première période, et ont été les Nantais les plus combatifs Pour le reste, c'est toute l'équipe qui a sombré. Alhadur a beaucoup souffert sur son flanc gauche et a provoqué un penalty. En attaque, Serge Gakpe a beaucoup tenté mais sans réussite. Et on oublierait presque que Filip Djordjevic était sur le terrain. Certes, ce n'était pas le meilleur match pour marquer. Mais le Serbe court toujours derrière un but en championnat depuis 665 minutes.
Avec 50 unités au compteur, le PSG égale le nombre record de points en championnat après 21 journées. Jusque-là, seul Lyon y était parvenu, à deux reprises en 2005/2006 et 2006/2007. La seconde fois, l'OL avait même atteint ce total dès la 19e journée. Une performance que les Parisiens doivent à un parcours presque sans faute : 15 victoires, 5 matches nuls et une seule défaite (2-0 sur le terrain d'Évian-Thonon-Gaillard).

Le PSG est-il trop gros pour la Ligue 1 ?
Nantes est reparti avec une valise. Mais ce sont loin d'être les premiers à subir le même sort. Cette saison, Bastia (4-0), Lorient (4-0), Reims (0-3), Sochaux (5-0) et même Lyon (4-0) ont aussi connu de lourdes désillusions. Souvent au Parc des Princes.
On peut se demander si le PSG n'est tout simplement pas trop fort pour la Ligue 1. Seul Monaco suit le rythme, cinq points derrière tout de même, et Lille est parvenu à venir prendre un point dans la capitale (2-2). Mais contre Nantes, après seulement dix minutes, on pouvait déjà deviner que la soirée serait très longue pour les Canaris.
Tant mieux pour les amateurs de buts. Tant pis pour l'intérêt des matches. Où est le suspense ? Il faudra sans doute attendre la Ligue des champions pour vraiment vibrer devant un match des Parisiens, à commencer par leur déplacement chez le Bayer Leverkusen le 18 février prochain. Quant à savoir si la différence de niveau entre la Ligue 1 et la C1 ne pourrait pas desservir Paris, le Barça ou le Real Madrid gèrent ça parfaitement depuis des années...

Au Parc des Princes, il n'y a pas eu de match ce week-end. Les Parisiens, qui alignaient leur 4-3-3 habituel, n'ont laissé aucune chance à Nantes. Comme d'habitude, ils ont monopolisé le ballon (68 % de possession) en faisant notamment la loi au milieu de terrain. Et ils ont su s'en servir pour créer le danger. Résultat : 5 buts, 8 occasions à 0 et 14 tirs à 2. Malgré l'ampleur du score, les hommes de Laurent Blanc n'ont jamais relâché leur effort, manquant juste quelques opportunités de creuser encore l'écart en fin de match.En face, les Nantais étaient tout simplement dépassés. Le 4-4-2, mis en place par Michel Der Zakarian, avec Touré, Deaux et Trebel dans l'entrejeu pour densifier le milieu de terrain, a échoué. La sortie sur blessure de Veretout, remplacé par Bedoya (30e), ne l'a pas aidé. Mais c'est surtout la...
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