« Les Français ne comprennent pas pourquoi ils doivent travailler à 100 % tous les jours. » Dans une interview au Financial Times, Carlo Ancelotti, l'ancien entraîneur parisien passé cet été au Real Madrid, est revenu sur son passage de dix-huit mois dans la capitale, où il a dû tout construire depuis le plus bas niveau. « C'est une bonne expérience parce que c'était la première fois que j'avais à construire quelque chose de totalement nouveau, se rappelle le Mister. Ce n'est pas comme à Chelsea (NDLR : où il a entraîné entre 2009 et 2011) ou au Real où vous avez déjà une très bonne organisation du club et une très bonne équipe. Au PSG, nous sommes partis de très, très bas. »
L'Italien s'est également épanché sur les particularités du vestiaire parisien. « Nous avions les Sud-Américains, les Français, les Italiens. La relation n'est pas facile, confie-t-il. Les Sud-Américains aiment jouer avec chacun, les Italiens aussi. Les Français n'avaient pas une mentalité de gagnants. L'entraînement était à 11 heures. Ils arrivaient à 10h30 puis repartaient à 12h30 ou 13 heures. Changer cela n'était pas facile. Il n'était pas évident de leur dire : vous devez rester après l'entraînement, manger sainement, boire sainement, vous reposer. Et ce chaque jour. »
Une sortie qui rappelle celle orchestrée à l'automne 2012 par Leonardo et ce même Ancelotti qui avaient laissé entendre que les joueurs français de son effectif étaient paresseux. « Il faut les pousser », estimait alors l'Italien.
Au milieu de cette distribution de mauvais points, Ancelotti tresse des lauriers à Zlatan Ibrahimovic. « C'était important de l'avoir comme meilleur joueur et comme bon professionnel, indique l'ancien joueur et entraîneur de l'AC Milan. Il était un exemple pour les autres à l'entraînement parce qu'il était tout le temps très concentré. Cela nous a pris six mois pour avoir des résultats. »
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Ancelotti épingle la mentalité française...
OLJ / le 21 janvier 2014 à 00h00

