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Diaspora - Diaspora

Ils retrouvent le Liban comme on retrouve un trésor perdu

Les Libanais d'origine ont tous un trait commun : l'attachement à la famille.

Mario Mauvecin : « J’ai un côté phénicien. »

Un peu comme des enfants donnés en adoption qui, une fois adultes, cherchent à percer le mystère de leur dissemblance, ils viennent, quand l'occasion leur est offerte, à la recherche de leurs racines libanaises. La Fondation maronite dans le monde est à l'affût de ces Libanais de la fin du monde dont les parents ont quitté le Liban à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, à la recherche d'un meilleur héritage que celui qui leur était imparti. Elle constate, ravie, que les Libanais d'origine qui reviennent au pays ont tous gardé de leurs racines orientales un trait commun : l'attachement à la famille.


Mario Mauvecin est argentin. Il vient d'achever son Masters en sciences politiques à l'Université de Barcelone, après un parcours dans la marine militaire et marchande en Argentine. La trentaine, il est l'un des descendants de Nicolas Dib Mounayar, né en 1893 à Amioun, et de Marie Joreige, née en 1901 à Kfarhatta, qui se sont mariés en Argentine et ont eu un fils et six filles.
« Je suis dans le pays de mes origines », se félicite Mario Mauvecin au cours d'une chaleureuse fête de fin d'année au domicile d'un ami, où il a rencontré d'autres Argentins et Sud-Américains ayant des racines libanaises. À lui seul, Mario représente plus de 300 oncles, tantes et cousins dispersés entre trois villes d'Argentine, Cordoba, Catamarca et Monteros. Sa présence au Liban concrétise un vieux rêve caressé par ses parents et grands-parents, et notamment par sa mère Inès.
« Je viens d'un milieu très attaché aux traditions familiales, nous confie le jeune homme. Les plats libanais ont toujours figuré à notre table, et je n'ai aucun mal à m'identifier à la société que j'ai trouvé au Liban. Avec d'autres Argentins qui ont des origines libanaises, nous nous sommes tout de suite trouvé des ressemblances. Nous avons baigné dans la même culture, nous avons été nourris des mêmes valeurs. »
Pour être plus proche de ses racines libanaises, Mario envisage aujourd'hui une carrière dans la marine touristique, en Méditerranée. « C'est mon côté phénicien », dit-il en riant !


Par ailleurs, grâce à la Fondation maronite dans le monde, une jeune Mexicain, Mario Alberto Salem Oramas, qui vit dans l'État de Tabasco, a pu enfin
trouver le village d'origine de ses ancêtres. Ces derniers viennent de Kartaba (numéro de registre 769, Jbeil), ont constaté les archivistes de la fondation. Une bonne nouvelle pour Mario, qui dans une lettre poignante adressée à RJLiban dont nous avions fait état dans nos colonnes (L'Orient le Jour du 5 novembre), avait affirmé : « Je sais que mon arrière-grand-père était libanais, mais je ne sais pas de quel village il était. L'apprendre serait le plus beau cadeau que l'on pourrait m'offrir ! » Eh bien mabrouk, Mario !

 

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