Inconnue du grand public jusqu’à l’élection présidentielle de 2012, Valérie Trierweiler est une femme de caractère qui a tenu à conserver son métier de journaliste tout en accédant à l’Élysée. Ses détracteurs ont souvent mis en avant sa volonté d’influencer la gestion présidentielle. Thomas Samson/Pool/AFP
La Première dame française Valérie Trierweiler était toujours hospitalisée hier, une semaine après les révélations du magazine Closer sur une liaison du président François Hollande avec l'actrice Julie Gayet, soulevant de multiples interrogations. Il faut que M. Hollande dise aux Français « s'il forme toujours un couple avec Valérie Trierweiler », a dit une source dans l'entourage du couple, ajoutant : « Le problème, c'est qu'il ne peut pas parler tant qu'elle est hospitalisée. »
Le président, qui n'est pas marié et a promis une clarification de sa situation d'ici à sa visite d'État le 11 février aux États-Unis, ne lui a pas rendu visite depuis son admission dans un hôpital vendredi 10 janvier, selon des sources proches de la présidence, sans qu'il soit possible d'en connaître les raisons. Selon la radio RTL, les médecins refusent que M. Hollande se rende au chevet de la Première dame – une pratique répandue dans les cas de détresse psychologique. Aucune communication officielle n'a été faite sur l'état de santé de la Première dame, ni même sur le lieu de son hospitalisation.
Sans sources identifiables ni informations de la présidence, les médias français se perdent en conjectures ou tentatives d'explications. « Valérie Trierweiler est dans un état de fatigue nerveuse extrême, fait de hauts et de bas », croit savoir la radio Europe 1 citant des amis du couple. « À certains, elle se dit déterminée. Devant d'autres, elle apparaît plus abattue », ajoute la radio. Selon l'hebdomadaire Paris-Match, employeur de la Première dame qui a tenu à conserver son métier de journaliste tout en accédant à l'Élysée, Mme Trierweiler « est hospitalisée à la Pitié-Salpêtrière et non au Val-de-Grâce, l'hôpital des chefs d'État ».
« Prête à pardonner » ?
La raison de son hospitalisation soudaine fait aussi l'objet de multiples interprétations impossibles à confirmer ou infirmer parmi ses proches. Certaines sources évoquent une crise de nerfs violente ou une dépression. Selon le quotidien Le Parisien, qui assure avoir parlé à l'un de ses proches, la Première dame aurait confié être « prête à pardonner » au chef de l'État ses escapades amoureuses avec Julie Gayet. Par ailleurs, une information selon laquelle Ségolène Royal aurait rendu visite à Valérie Trierweiler a été rapidement démentie par leurs entourages. Selon le magazine Voici, qui annonce la publication de photos, la mère des enfants de M. Hollande se serait rendue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour jouer les intermédiaires auprès de celle qui l'avait évincée. L'entourage de Ségolène Royal a expliqué sa présence hier soir à La Pitié-Salpêtrière par une coïncidence. « Ségolène Royal a des rendez-vous dentaires routiniers à La Pitié (...). Elle n'a pas vu Valérie Trierweiler », a-t-on assuré.
Inconnue du grand public jusqu'à l'élection présidentielle de 2012, Mme Trierweiler a eu des débuts difficiles au côté du président Hollande. Femme de caractère, ses détracteurs ont souvent mis en avant sa volonté d'influencer la gestion présidentielle. C'est la deuxième fois sous la Ve République que les Français sont confrontés à un mélodrame sentimental au plus haut sommet de l'État. En 2007, une scène de ménage entre le président Nicolas Sarkozy et sa femme Cécilia, alors qu'ils étaient attendus aux États-Unis par le président de l'époque George W. Bush et toute sa famille, avait fait les délices des magazines people. Le couple avait par la suite divorcé et M. Sarkozy s'était remarié avec Carla Bruni, dont il a eu une fille pendant sa présidence.
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09 h 40, le 18 janvier 2014