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Économie - Tourisme

France : l’hôtellerie stagne en 2013

L'activité hôtelière en France a plutôt stagné en 2013, avec des prix élevés et une fréquentation en légère baisse. Paris reste la locomotive mais la province, elle, souffre, selon le bilan annuel du cabinet MKG détaillé hier.
Principal indicateur du secteur, le RevPAR (revenu par chambre disponible) est en légère baisse de 0,7 % sur 2013, avec un prix moyen en légère baisse de 0,4 %, ainsi qu'un taux d'occupation en légère baisse de 0,2 point.
« On ne pouvait pas prétendre faire mieux pour 2013 mais cette baisse de 0,7 % est un chiffre inquiétant. Nous pensions que l'hôtellerie en France allait se redresser à la fin de l'année et ça n'a pas été le cas », explique le PDG de MKG, Georges Panayotis, qui prévoit une année 2014 « meilleure », sans pouvoir donner de données chiffrées.
La situation n'est certes « pas catastrophique » mais il y aurait nécessité à avoir « un plan de relance de l'hôtellerie », préconise M. Panayotis. Selon lui, l'année 2013 a été une année « en tôle ondulée », avec un recul en début d'année et à la rentrée. « La courbe est sinusoïdale et cela montre que le marché n'est pas structuré. Il faut prévoir une restructuration », a-t-il insisté.
Les établissements de milieu de gamme se sont le mieux maintenus. Ils enregistrent une légère hausse de 0,4 % pour le RevPAR. « Cela concerne les hôtels trois ou quatre étoiles, où il y a eu le plus de rénovation », souligne le PDG de MKG.
En revanche, le haut de gamme est le secteur qui a le plus reculé en 2013. Le RevPAR pour ce segment est en baisse de 0,9 %. « La situation y est plus critique à cause des prix qui restent élevés et la spéculation immobilière forte », ajoute M. Panayotis.
Paris est touché par ce recul du haut de gamme mais reste la locomotive du secteur, avec un taux d'occupation de 82,3 %, un « record mondial ». Le taux d'occupation est de 76 % pour Paris et son agglomération. Les taux d'occupation reculent dans tous les segments pour s'inscrire à 65 % au total, selon cette étude qui se concentre sur les performances de l'hôtellerie de chaînes intégrées. En province, la situation est plus complexe.
La ville de Lille enregistre par exemple un taux d'occupation en baisse de 2,7 %.
Les grandes agglomérations comme Nice, Bordeaux, Lyon ou Marseille tirent leur épingle du jeu, mais « l'écart se creuse entre ces villes et le reste de la province », assure M. Panayotis.
©AFP

L'activité hôtelière en France a plutôt stagné en 2013, avec des prix élevés et une fréquentation en légère baisse. Paris reste la locomotive mais la province, elle, souffre, selon le bilan annuel du cabinet MKG détaillé hier.Principal indicateur du secteur, le RevPAR (revenu par chambre disponible) est en légère baisse de 0,7 % sur 2013, avec un prix moyen en légère baisse de 0,4 %, ainsi qu'un taux d'occupation en légère baisse de 0,2 point.« On ne pouvait pas prétendre faire mieux pour 2013 mais cette baisse de 0,7 % est un chiffre inquiétant. Nous pensions que l'hôtellerie en France allait se redresser à la fin de l'année et ça n'a pas été le cas », explique le PDG de MKG, Georges Panayotis, qui prévoit une année 2014 « meilleure », sans pouvoir donner de données chiffrées.La situation n'est...
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