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Moyen Orient et Monde

En France, la « Première dame », ça n’existe pas

Si la Constitution française n'accorde aucun statut au conjoint du président de la République, qu'il ou qu'elle soit légalement marié, l'expression la « Première dame » est pourtant citée ad nauseam par tous les médias au sujet du vaudeville mettant en scène le président français François Hollande, sa compagne Valérie Trierweiler et sa maîtresse cachée, l'actrice Julie Gayet. En matière de protocole, rien n'est prévu non plus pour elle. Une seule mention est faite à l'existence des épouses des présidents dans l'arsenal législatif : il est prévu qu'une fois devenues veuves elles touchent une pension de reversion, comme c'est le cas pour de nombreuses professions.
Cette inexistence légale, cependant, est contredite par l'usage : la compagne du président dispose d'un bureau et d'un secrétariat à l'Élysée, officiellement pour répondre au courrier qu'elle peut y recevoir des citoyens, et dont les frais sont pris en charge sur le budget de la présidence. Elle dispose aussi d'un garde du corps. Lorsque le président se rend en visite officielle à l'étranger, c'est encore sur le budget de l'Élysée que voyage éventuellement sa conjointe, au même titre que les invités de marque qu'il souhaite emmener avec lui. La situation inédite de Valérie Trierweiler, non mariée légalement à François Hollande, a en outre pu poser des problèmes à certains États à cheval sur une morale rigoriste.
Pour sortir de l'ambiguïté, certains prônent l'adoption d'un statut de la « Première dame » définissant très précisément sa fonction, sa place et le budget dont elle pourrait disposer. D'autres au contraire prônent une séparation stricte entre la vie publique et la vie privée du chef de l'État, comme c'est le cas dans de nombreux pays occidentaux. Ils y voient en outre un gage de modernité dans une société où les divorces et les unions libres se sont multipliés, et où les compagnes ou compagnons de personnalités politiques n'entendent pas faire une croix sur leur propre carrière professionnelle. François Hollande avait lui-même une opinion sur le sujet : « On n'élit pas une famille », avait-il dit un jour. C'était en 2012, avant son élection.

 

Si la Constitution française n'accorde aucun statut au conjoint du président de la République, qu'il ou qu'elle soit légalement marié, l'expression la « Première dame » est pourtant citée ad nauseam par tous les médias au sujet du vaudeville mettant en scène le président français François Hollande, sa compagne Valérie Trierweiler et sa maîtresse cachée, l'actrice Julie Gayet. En matière de protocole, rien n'est prévu non plus pour elle. Une seule mention est faite à l'existence des épouses des présidents dans l'arsenal législatif : il est prévu qu'une fois devenues veuves elles touchent une pension de reversion, comme c'est le cas pour de nombreuses professions.Cette inexistence légale, cependant, est contredite par l'usage : la compagne du président dispose d'un bureau et d'un secrétariat à l'Élysée,...
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