En visite au Liban, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a fait état d'initiatives politiques devant faciliter la formation d'un gouvernement Salam. Mais selon le député Michel Moussa, sa mission à Beyrouth n'avait rien à voir avec ce dossier.
Le député Michel Moussa a assuré hier que le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, n'était pas venu à Beyrouth pour discuter du dossier du gouvernement. « Sa visite était prévue bien avant et un grand nombre de sujets devaient être discutés avec lui, notamment avec la progression des négociations autour du programme nucléaire iranien et la prochaine tenue de Genève 2 », a indiqué M. Moussa.
M. Zarif était arrivé dimanche à Beyrouth pour une visite de 24 heures au cours de laquelle il a eu des entretiens avec le président Michel Sleiman, le président de la Chambre Nabih Berry, les Premiers ministres démissionnaire, Nagib Mikati, et désigné, Tammam Salam, le ministre démissionnaire des Affaires étrangères, Adnane Mansour, et le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah.
Lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Mansour au palais Bustros, le responsable iranien a indiqué que le phénomène du terrorisme et du takfirisme vise tous les pays de la région qu'il a appelés à « unir leurs efforts pour faire face au plus grand danger qui menace la région ».
La stabilité de la région
Dans ce contexte, M. Zarif avait souligné plus tôt dans la journée, lors d'une rencontre avec le chef de l'État, Michel Sleiman, l'importance de bonnes relations entre l'Iran et les pays arabes, surtout l'Arabie saoudite.
M. Sleiman et le chef de la diplomatie iranienne avaient fait valoir la nécessité pour l'Iran d'engager le dialogue avec les pays arabes afin de préserver la stabilité dans la région. « Le président Sleiman a mis en avant l'utilité du dialogue et des bonnes relations entre l'Iran et les pays arabes pour préserver la stabilité au Moyen-Orient », selon un communiqué du palais de Baabda publié à l'issue de l'entretien entre les deux responsables.
Toujours au cours de la conférence de presse au palais Bustros, M. Zarif a assuré que sa visite au Liban a été accompagnée d'initiatives politiques pour un rapprochement accru entre les protagonistes libanais dans le but de former un gouvernement.
Le diplomate iranien a en outre salué les efforts déployés par le gouvernement après l'attentat qui a visé l'ambassade d'Iran à Beyrouth. Il faisait référence à l'arrestation du principal terroriste responsable de l'attentat perpétré le 19 novembre, Maged al-Maged. Ce dernier, un ressortissant saoudien décédé le 4 janvier, est soupçonné d'être le chef des Brigades Abdallah Azzam, groupe jihadiste lié à el-Qaëda, qui a notamment revendiqué l'attentat.
Ceux qui cherchent à écarter l'Iran le regretteront
Évoquant le dossier syrien, le chef de la diplomatie iranienne a estimé qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit et que tous ceux qui croyaient en une telle option ont admis le danger qu'elle recèle. Concernant la conférence dite de Genève 2 qui doit s'ouvrir le 22 janvier en Suisse et vise à trouver une issue à la crise syrienne, M. Zarif a assuré que son pays y participera « s'il reçoit une invitation officielle, sans conditions préalables ». « La présence de Téhéran peut aider à parvenir à une solution politique au conflit syrien », a-t-il jugé.
Il a souligné que les pays qui cherchent à écarter son pays de la conférence le regretteront. « Si des pressions politiques sont exercées par une partie ou une autre pour empêcher la participation de l'Iran, ces parties regretteront tous les efforts qu'elles ont déployés pour empêcher la participation de l'Iran à trouver une solution à la crise syrienne », a-t-il martelé en allusion en premier lieu aux États-Unis.
Prenant à son tour la parole, Adnane Mansour a estimé que la visite de son homologue iranien est « très importante pour le Liban ». M. Mansour a déclaré qu'« une non-participation de Téhéran à Genève 2 n'enlèverait rien à son rôle dans la région ». « Le conflit en Syrie ne peut se résoudre que par le dialogue et la politique », a-t-il encore affirmé.



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On dirait Ribbentrop...., vers la Fin !
02 h 45, le 15 janvier 2014