M. Jean Fata, l’inventeur du système qui porte son nom, photographié dans son atelier-laboratoire.
Ce dimanche 7 janvier 1968, à 13 heures 30, au cinéma Star du populeux quartier Aïn el-Remmané, à Furn el-Chebbak, un Libanais de 37 ans, M. Jean Fata, faisait une démonstration d'un procédé qu'il a mis au point et qui permet d'obtenir, à partir d'un film cinématographique en noir et blanc, des images en couleurs (...).
On ne peut que constater que le procédé est digne d'intérêt. Devant de nombreux témoins, M. Fata a placé un film en noir et blanc dans la bobine d'un vieux projecteur cinématographique (qu'il a bricolé de toutes pièces et dans la composition duquel entre une... boîte de conserve trouée et un... aspirateur réversible pour refroidir la lentille). L'image reçue à l'écran était en couleurs. Et ce n'était pas une illusion. L'autobus des transports en commun, par exemple, apparaissait dans ses couleurs réelles, à savoir jaune crème avec une large bande rouge en son milieu. Une autre image montrait le ciel bleu, les nuages gris et blancs (...).
Sans être spécialiste, on peut affirmer que M. Fata ne « trichait » pas. Il a, en fait, découvert un procédé lui permettant d'obtenir d'un film en noir et blanc des images en couleurs, cela par le moyen d'un appareil de sa conception et sans truquage.
Qui est Jean Fata ? Originaire de Beit Chabab, né en 1931, il rappelle ces hommes autodidactes, modestes comme Thomas Edison, qui se sont imposés dans le domaine de la science par le seul fait de leur labeur et de leur volonté, et ont porté haut le nom de leur pays (...).
Aucun représentant du Conseil national de la recherche scientifique n'a eu la curiosité d'assister, dimanche, à la séance de démonstration organisée par Jean Fata. Ne serait-ce que pour l'encourager dans ses travaux de recherche (...).
J. C.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Le libanais est un génie , on le sait , pas besoin d'ouvrir des portes ouvertes !
13 h 06, le 11 janvier 2014