Le bloc parlementaire du Hezbollah a observé une minute de silence à la mémoire des victimes des derniers attentats. Photo Ibrahim Tawil
À l'issue de sa réunion hebdomadaire, le bloc parlementaire de la Résistance a publié un communiqué dans lequel il a tiré à boulets rouges sur « le gouvernement de fait accompli » qui est, selon lui, illégal, tout en mettant l'accent sur « l'aventure inconsidérée que constituerait la formation d'un tel gouvernement et qui pourrait saboter l'élection présidentielle ».
Dans son communiqué, le bloc de la Résistance a dénoncé l'attentat de Haret Hreik ainsi que la détérioration de la situation sécuritaire en général, se demandant comment mettre un terme à cette dégradation alors que le 14 Mars continue de paralyser le Parlement, d'empêcher la formation d'un gouvernement « rassembleur » et de dresser des obstacles devant la tenue de l'élection présidentielle.
Le bloc a salué « l'approche positive et l'esprit de coopération du 8 Mars dans les efforts pour former un nouveau gouvernement rassembleur qui aurait l'approbation de toutes les parties ». Le communiqué précise aussi que quelle que soit l'appellation, un « gouvernement de fait accompli » reste un gouvernement illégal, contraire à la Constitution, à l'esprit du pacte national et à l'accord de Taëf.
Le communiqué du bloc de la Résistance a en outre condamné l'assassinat de l'ancien ministre Mohammad Chatah et l'explosion de Haret Hreik, tout en appelant à la multiplication des efforts des Libanais pour lutter contre le phénomène takfiriste « qui se développe dans de nombreux pays de la région et même dans de grands États comme la Russie où il a récemment frappé à Volgograd ». Il a estimé que les Libanais « sont tous concernés par la nécessité de protéger leur pays de l'ennemi israélien et de la menace takfiriste ». Il a aussi dénoncé l'agression dont a été victime le mufti de la République, appelant tous les Libanais à respecter les autorités religieuses.
De son côté, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a préféré adopter un ton positif, assurant que son parti s'emploie, avec ses alliés, à arrondir les angles pour aboutir à la formation d'un gouvernement rassembleur. Il a aussi ajouté que quelles que soient les accusations et les insultes dont « l'autre camp nous abreuve, nous continuerons à lui répondre par la morale et par la détermination à panser les blessures ». Tout en rejetant un « gouvernement neutre ou de fait accompli », cheikh Kassem a estimé que le Liban a besoin actuellement d'un gouvernement dans lequel toutes les parties seraient rassemblées et qui obtiendrait la confiance du Parlement, lui-même élu par les Libanais. Un gouvernement qui n'obtiendrait pas une telle confiance ne pourrait pas diriger le pays, selon lui. De plus, il a précisé qu'un gouvernement neutre devrait avoir un Premier ministre neutre. « Or les députés ont choisi un Premier ministre membre du 14 Mars pour qu'il forme un gouvernement qui regroupe des représentants de toutes les parties... Le Premier ministre a été mandaté dans ce but et il s'agit d'un mandat restreint », a-t-il affirmé.
Dans son communiqué, le bloc de la Résistance a dénoncé l'attentat de Haret Hreik ainsi que la détérioration de la situation sécuritaire en général, se demandant comment mettre un terme à cette dégradation alors que le 14 Mars continue de paralyser le Parlement, d'empêcher la formation d'un gouvernement « rassembleur » et de dresser des obstacles devant la tenue de l'élection présidentielle.Le bloc a salué « l'approche positive et...


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Quand c'est le hezbollah qui le dit.. il vaut mieux l'écouter! Ma tjarrbo l'mjarrab!
23 h 43, le 10 janvier 2014