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Économie

Dos au mur

Il vaut mieux juger un responsable politique sur ses actes plutôt que sur ses discours. En 2013, François Hollande a souvent dit que l'action de son gouvernement aboutirait à réduire le chômage en fin d'année. Malgré un recours intensif aux emplois aidés, il n'en a rien été. On observe au mieux une stabilisation. Même s'il ne qualifie pas ce résultat d'échec, le chef de l'État a montré, dans son allocution du Nouvel An, que la seule contrainte qui importe pour son action future est celle de l'emploi. Bien plus que les recommandations de la Commission européenne et des experts. Or si l'emploi ne s'améliore pas, les déroutes vont s'enchaîner lors des élections de 2014 (municipales, européennes, sénatoriales) mais, plus grave, dans celles de 2017 (présidentielle et législatives). L'emploi public peut être utile pour soutenir la demande à court terme, mais c'est la dynamique de l'emploi privé qui importe de manière durable. Ce sont donc les conditions d'activité des entreprises qu'il faut rendre propices à la création d'emploi. De toute évidence, ce n'est pas la voie qui a été suivie jusqu'à présent.
Dans son discours du 31 décembre, François Hollande a opéré un revirement assez net. Il admet en effet que la « bataille de l'emploi » ne peut pas être gagnée sans les entreprises, et à plus forte raison contre les entreprises. Le patronat a bien reçu le message et y voit le moyen d'obtenir un véritable allègement de charges, plus simple d'utilisation que le crédit d'impôt-compétitivité créé l'an passé. L'expérience a montré que la baisse des charges sur les emplois non ou peu qualifiés relance l'emploi.
Toutefois le « pacte de responsabilité » ainsi proposé ne peut pas se concrétiser en dégradant les finances publiques. En 2015, le déficit public devra passer sous le seuil des 3 % contre 4,1 % en 2013. Vu l'état d'exaspération des Français, il ne saurait être question d'alourdir la fiscalité des ménages. De plus, 2014 est une année électorale et le pouvoir en place n'est pas très populaire. Le seul moyen de boucler l'équation est donc de réduire la dépense publique. On en revient toujours à ce point. Qu'est-ce qui peut bien justifier que le ratio de dépenses publiques soit de de 57 % du PIB en France et de 45 % en Allemagne ? Sûrement pas la qualité des services publics ni les performances des systèmes éducatifs...

Il vaut mieux juger un responsable politique sur ses actes plutôt que sur ses discours. En 2013, François Hollande a souvent dit que l'action de son gouvernement aboutirait à réduire le chômage en fin d'année. Malgré un recours intensif aux emplois aidés, il n'en a rien été. On observe au mieux une stabilisation. Même s'il ne qualifie pas ce résultat d'échec, le chef de l'État a montré, dans son allocution du Nouvel An, que la seule contrainte qui importe pour son action future est celle de l'emploi. Bien plus que les recommandations de la Commission européenne et des experts. Or si l'emploi ne s'améliore pas, les déroutes vont s'enchaîner lors des élections de 2014 (municipales, européennes, sénatoriales) mais, plus grave, dans celles de 2017 (présidentielle et législatives). L'emploi public peut être utile pour...
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