Messieurs les députés grecs-orthodoxes d'Achrafieh, avez-vous lu l'article de M. Rabih Nassar (L'Orient-Le Jour du vendredi 20 décembre)? Vous feriez bien de le lire : il reflète parfaitement le souci du Libanais pour son frère dont vous continuez à briser les rêves et la vie et la rage qui nous saisit tous, contre vous...
À titre d'exemple : lorsque j'entends nos députés orthodoxes (cette communauté dont je fais partie), à l'issue d'une de leurs réunions, demander, avec beaucoup de sérieux, l'aide des puissances occidentales « pour protéger Maaloula et les chrétiens de Syrie », je suis en droit de me poser quelques questions :
1.- Est-ce que je vous ai élus, messieurs, et que notre peuple vous rémunère, pour vous occuper de tout ce qui concerne la Syrie et pour vous immiscer dans ce qui ne nous regarde pas, ou plutôt pour vous occuper de tout ce qui concernerait le Liban, son peuple et ses problèmes ?
2.- En envoyant hommes, armes et « vivres » aux milices et mercenaires qui se battent contre un État – un État de droit quand même –, n'avez-vous pas prévu cela ?
3.- Vous demandez le secours de ce même Occident, qui ne s'est nullement caché pour soutenir et financer ces mêmes milices ; vous vous élevez contre certaines factions qui essayaient d'empêcher le flux énorme de réfugiés d'envahir le Liban qui ploie sous leur nombre, prétextant « les droits de l'homme ». Et le droit de l'homme libanais donc ? Il n'existe pas ?
4.- C'est rigolo, non ? Et avec quel sérieux vous adoptez toutes ces positions...
Pourquoi faut-il que nos députés se ridiculisent de la sorte ? De grâce, messieurs, de grâce !
De plus, tout récemment j'ai entendu, stupéfaite, un chef de file, à la suite de l'attentat qui a coûté la vie à un homme modéré, pointer du doigt... la moitié de la population libanaise. C'est eux, a-t-il dit ! Est-ce une incitation à la guerre civile ou je me trompe ? Rafic Hariri, que Dieu ait son âme, doit se retourner dans sa tombe, lui le modéré.
Peuple, gouvernants et présidents, vous tous les responsables, réveillez-vous! Demandons des comptes.


"En envoyant hommes, armes et « vivres » aux milices et mercenaires qui se battent contre un État – un État de droit quand même –, n'avez-vous pas prévu cela ?" ! Un "état de droit" ? Pas Ce bâäSSyrien tout de mêêême ; walâoû !
08 h 14, le 09 janvier 2014