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Liban - Autodafé

Pourquoi dépeindre Tripoli comme si c’était Kandahar ? s’insurge Joumblatt

Le chef du PSP se demande si un projet immobilier n'est pas à l'origine de l'incendie de la bibliothèque du père Sarrouj.

Le père Sarrouj inspectant les locaux dévastés de sa bibliothèque historique. L’incendie de la nuit de samedi à dimanche a provoqué un élan de solidarité sans précédent dans la ville.

Quelques jours après l'incendie de la bibliothèque al-Sa'eh à Tripoli (dans la nuit de samedi à dimanche), le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), le député Walid Joumblatt, a appelé hier à préserver la diversité confessionnelle et culturelle de Tripoli dans l'intérêt national. « Pourquoi vouloir ternir l'image de la ville ? Pourquoi vouloir lui prêter l'esprit taliban ou la dépeindre comme si elle s'apparentait à Kandahar ? » s'est demandé M. Joumblatt dans son éditorial hebdomadaire au journal al-Anba', organe de son parti. « Les habitants de Tripoli ont de tout temps été fiers de la diversité culturelle de leur ville », a-t-il ajouté.
Le leader du PSP a qualifié de « barbare » l'incendie de la bibliothèque al-Sa'eh à Tripoli. « Mais les condamnations ne suffisent plus pour sauver la ville qui avait accueilli des personnalités semblables à Nizar Kabbani, Mahmoud Darwiche et Mohammad Mehdi Jawhari », a-t-il ajouté. Il a déploré la dégradation des sites historiques de la ville, un patrimoine riche livré à l'abandon et aux guerres. « Quelles sont les mesures prises pour préserver ce patrimoine de la cupidité des promoteurs immobiliers à Tripoli, comme à Beyrouth et ailleurs ? s'est-il demandé. Les informations affirmant que la construction d'un projet moderne envisagée à la place du bâtiment historique qui renferme la bibliothèque serait la véritable cause de l'incendie seraient-elles fondées ? Il faudrait mener une enquête transparente et pénaliser tous les coupables. »

Robert Fadel
Le député Robert Fadel a également réagi hier à l'incendie de la bibliothèque. Pour lui, cet incident « n'a pas eu les conséquences escomptées par les agresseurs, bien au contraire, il a ranimé la solidarité
islamo-chrétienne dans la ville, en vue de faire face aux tentatives de discorde ». Il a remercié « tous ceux qui ont contribué à effacer les traces de l'incendie et à aider le père Ibrahim Sarrouj à retrouver sa bibliothèque ». Il a demandé aux autorités « de redoubler d'efforts pour arrêter les coupables et les présenter à la justice afin de clore le dossier de manière définitive, et préserver par le fait même la stabilité de la capitale du Nord ».
Pour sa part, le père Ibrahim Sarrouj a été reçu hier par le ministre de la Jeunesse et des Sports Fayçal Karamé en son domicile à Tripoli. La discussion a porté sur l'agression contre la bibliothèque. M. Karamé a estimé qu'il fallait « une action commune pour protéger les honnêtes gens de la ville, ceux que j'appelle la majorité silencieuse ». Il s'est dit confiant que « la voix de la raison l'emportera sur le bruit des armes ».
Pour sa part, le père Sarrouj a assuré que « tous les livres brûlés seront remplacés et tous les dégâts seront réparés ». « Mais le plus important, a-t-il poursuivi, est cette amitié spontanée qui a éclaté au grand jour dans les réactions des habitants de la ville et la solidarité dont ils ont fait preuve. »

Incidents sécuritaires
Par ailleurs, deux incidents sécuritaires ont entaché la journée de lundi à Tripoli. Un inconnu a lancé une grenade sur un véhicule de l'armée dans la région de Zahiriyé, blessant deux militaires. L'armée a immédiatement effectué une perquisition dans le bâtiment unique qui faisait face à l'endroit où passait le véhicule, dans une tentative d'écrouer l'agresseur.
D'autre part, une bombe sonore a explosé lundi près de la mosquée al-Nassiri, dans la rue de Syrie qui sépare Bab el-Tebbaneh (sunnite) de Jabal Mohsen (alaouite), les deux quartiers ennemis. Des coups de feu ont été tirés en l'air suite à la déflagration.

 

Quelques jours après l'incendie de la bibliothèque al-Sa'eh à Tripoli (dans la nuit de samedi à dimanche), le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), le député Walid Joumblatt, a appelé hier à préserver la diversité confessionnelle et culturelle de Tripoli dans l'intérêt national. « Pourquoi vouloir ternir l'image de la ville ? Pourquoi vouloir lui prêter l'esprit taliban ou la dépeindre comme si elle s'apparentait à Kandahar ? » s'est demandé M. Joumblatt dans son éditorial hebdomadaire au journal al-Anba', organe de son parti. « Les habitants de Tripoli ont de tout temps été fiers de la diversité culturelle de leur ville », a-t-il ajouté.Le leader du PSP a qualifié de « barbare » l'incendie de la bibliothèque al-Sa'eh à Tripoli. « Mais les condamnations ne suffisent plus pour sauver la ville...
commentaires (1)

Juste un rappel a Monsieur Joumblatt: Ce sont vos amis qui ont dépeint Tripoli comme étant la capitale des terroristes et des takfiris. Pour bien étayer leur point de vue il y provoquent du grabuge et incite a la guerre confessionnelles tout en jouant les vierges effarouchées alors qu'il n'y a pas plus péripatéticiennes (Dans le sens familier bien sur) qu'eux!

Pierre Hadjigeorgiou

13 h 41, le 08 janvier 2014

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Commentaires (1)

  • Juste un rappel a Monsieur Joumblatt: Ce sont vos amis qui ont dépeint Tripoli comme étant la capitale des terroristes et des takfiris. Pour bien étayer leur point de vue il y provoquent du grabuge et incite a la guerre confessionnelles tout en jouant les vierges effarouchées alors qu'il n'y a pas plus péripatéticiennes (Dans le sens familier bien sur) qu'eux!

    Pierre Hadjigeorgiou

    13 h 41, le 08 janvier 2014

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