Une photo de Katibé al-Satem prise à Wadi Khaled, publiée par le site nowlebanon.
Une réunion a eu lieu hier à Wadi Khaled, dans la maison familiale de Katibé Mohammad al-Satem, un jeune Libanais dont les papiers d'identité ainsi que des restes ont été trouvés dans la voiture piégée à l'origine de l'attentat perpétré jeudi à Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth. La réunion a regroupé plusieurs personnalités de Wadi Khaled ainsi que des chefs de clan de la région. Dans un communiqué officiel, les participants ont dénoncé l'attentat qui a fait six morts. « Notre culture n'est pas une culture de violence, mais une culture de paix et de tolérance », ont affirmé les responsables de la région.
Les parents de Katibé ont, de leur côté, affirmé avoir informé les forces de sécurité que leur fils était porté disparu depuis le 28 décembre 2013. « Notre fils n'appartenait à aucun parti politique ou religieux, poursuivent les parents de Katibé. Il planifiait de poursuivre ses études en France et était modéré. » La famille Satem a appelé les autorités judiciaires à mener une enquête juste et transparente afin de dévoiler toute la vérité dans cette affaire. Les parents de Katibé ont par ailleurs souligné que le jeune homme ne savait pas conduire. « Comment un jeune homme comme Katibé a-t-il pu conduire en toute liberté à l'intérieur du périmètre de sécurité du Hezbollah, une région qu'il ne connaît pas du tout ? s'est interrogée la famille dans le communiqué. Comment sa carte d'identité a-t-elle été retrouvée intacte dans sa poche alors que l'explosion était d'une grande puissance et pourquoi aurait-il ses papiers sur lui s'il comptait se faire exploser ? »
Les services de renseignements de l'armée ont par ailleurs interrogé hier à Tripoli le père du jeune Katibé, né en 1994. De leur côté, les chefs de clan de Wadi Khaled ont accusé le Hezbollah d'avoir enlevé Katibé il y a cinq jours à l'un des barrages du parti, démentant les rumeurs qui circulent, selon lesquelles le jeune homme participait aux combats en Syrie aux côtés du Front de lutte al-Nosra.
Un document d'état civil appartenant à Katibé Mohammad al-Satem avait été trouvé vendredi sur les lieux de l'attentat de Haret Hreik, dans l'un des niveaux supérieurs d'un immeuble endommagé par l'attentat. Des échantillons ADN retrouvés sur la scène du crime ont été prélevés de restes humains. Ils ont été envoyés dans un laboratoire, et les résultats seront connus ces deux jours, mais d'ores et déjà, il semblerait que cela concorde.
Par ailleurs, des informations ont indiqué que Katibé al-Satem ne serait pas un kamikaze et qu'il avait été leurré. Après lui avoir demandé de garer la voiture piégée à Haret Hreik et de ne pas y rester, une autre personne aurait fait exploser la voiture à distance pendant que le jeune Katibé s'y trouvait.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine