La crise syrienne et son impact sur le Liban ont été hier au centre des discussions qu'ont eues le ministre sortant des Affaires étrangères, Adnane Mansour, et le vice-Premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders.
« Ma visite a pour objectif d'alléger la souffrance des réfugiés syriens au Liban et de ceux qui subissent les répercussions de la crise syrienne », a déclaré M. Reynders au cours d'une conférence de presse conjointe. Il a rappelé que la Belgique tente de venir en aide aux réfugiés syriens « en accueillant un certain nombre d'entre eux sur son territoire ». « Elle aide aussi les pays hôtes et les pays voisins comme la Turquie, l'Irak, la Jordanie, mais surtout le Liban qui accueille le plus grand nombre des réfugiés », a-t-il ajouté, précisant que c'est la raison pour laquelle « nous essayons de trouver une solution politique à la crise syrienne ». « À travers cette visite, nous cherchons aussi à renforcer les relations bilatérales entre les deux pays », a poursuivi M. Reynders, expliquant dans ce cadre qu'un accord a été signé au palais Bustros. Il vise à renforcer les consultations politiques.
Le chef de la diplomatie belge a également été reçu par l'ancien Premier ministre, Fouad Siniora. Expliquant que M. Siniora lui a dressé un bilan de la situation au Liban et dans la région, M. Reynders a déclaré : « Nous devons bien étudier la situation pour rapporter la vérité sur ce qui se passe au Liban en cette période difficile, non seulement en raison des derniers événements violents, mais aussi en raison de la pression que génère la crise syrienne, de la participation de certaines parties libanaises à cette guerre et de l'afflux massif de réfugiés syriens au Liban. » Cette situation est devenue « intolérable », estime M. Reynders, non pas parce que « les Libanais ne veulent pas les accueillir », mais parce que le Liban a « dépassé ses capacités d'accueil ». « Nous devons envisager des solutions à long terme », a-t-il conclu.
Par ailleurs, M. Reynders a posé des gerbes de fleurs sur les mausolées de Rafic Hariri, Wissam el-Hassan et Mohammad Chatah.


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