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CD, DVD - Un Peu Plus De...

Le roi est nu !

Durant ces derniers jours, plein de petits garçons et de petites filles ont découvert avec stupéfaction que le Père Noël n'existait pas. Sept ans à peu près de leur petite vie où leurs parents, les médias, les amis leur ont fait croire que ce gros bonhomme à la barbe blanche, habillé de rouge, muni d'une hotte et traîné par des rennes volants, allait leur déposer des cadeaux sous le sapin. Sept ans qu'on leur mentait. Et ce qui les a le plus troublés, ce n'est pas la non-existence du Père Noël mais le mensonge de leurs parents. Pourquoi ? Les yeux embués de larmes, pourquoi ?
Au commencement, il y a le mensonge. Et la mauvaise foi. Le cocktail le plus horripilant chez l'être humain. Celui qui rend fou, qui inscrit l'autre dans le paradoxe. Pourquoi le mensonge? Pourquoi ment-on ? Pourquoi cache-t-on la vérité ? « Ce n'est pas beau de mentir », nous dit-on depuis l'enfance. Pourtant, on le fait deux ou trois fois par jour. Tous. On le fait tous. Un mensonge égoïste, un mensonge altruiste. Un pour nous. Un pour les autres. Un, pour donner une bonne image de soi, pour obtenir un avantage, pour éviter une punition, un conflit ou une rupture. Un autre, pour ne pas faire de la peine ou pour faire plaisir, parce qu'on ne sait pas dire non, par peur d'être privé de l'amour de l'autre. Nous sommes obligés de mentir parce que toute vérité n'est pas bonne à dire. « Le mensonge est essentiel à l'humanité » écrivait Proust. Il l'est à cause du poids des conventions, du savoir-vivre. Il l'est parce qu'on doit rester conforme à ce que les autres attendent de nous. À partir du moment où l'on vit avec les autres, on ne peut pas ne pas mentir à l'autre. Pas dans le but de l'abuser ou de le manipuler. Pas dans le but de le trahir, mais parce que c'est ainsi qu'on peut vivre avec l'autre. Un menteur n'est pas forcément un manipulateur diabolique. On ment pour éviter la corvée d'un dîner, on ment pour ne pas dire que ça ne va pas. On ment parce qu'on a peur du jugement de l'autre. On ment par réflexe, par instinct. Par considération pour ce que l'autre est capable d'entendre, ou pas. Pour mieux communiquer parfois. Le menteur connaît la vérité, il a le choix de la dire ou pas. C'est pour ça que le mensonge est le problème de celui qui l'énonce et non pas de celui à qui on a menti. Le mensonge de politesse, le mensonge blanc, le mensonge par omission ne sont pas bien graves, mais il faut avoir une sacrée bonne mémoire pour ne pas oublier ce qu'on a dit.
« La corde du mensonge est courte », dit notre proverbe. Effectivement, elle l'est. Tout finit par se savoir. Surtout au Liban où tout se sait, où tout se dit. Et même s'il est souvent indispensable, le mensonge fait mal. Quand on le découvre. Il est plus violent que la vérité que l'on redoute. Il est brutal. Destructeur. Il fait mal parce qu'il est mensonge. Il fait mal parce qu'on réalise ce qu'on ne voulait pas voir : la face cachée de l'autre. Sa faiblesse, sa manipulation. Il fait surtout mal quand on est en couple. Quand on est dans l'amour. On ment au début d'une relation. Pour donner une bonne image de sa personne. Une image plus flatteuse. Mais ensuite ? Le couple devrait être le cadre où l'on ment le moins. Où la sincérité devrait être à la base de tout. Et même si mentir ne veut pas dire manquer de sincérité, et même si sincérité n'est pas synonyme de vérité, le mensonge ne devrait pas exister (ou si peu) entre deux personnes qui s'aiment. Le mensonge ne devrait pas exister parce que cet autre-là est celui à qui l'ont doit tout dire. Parce que c'est celui qui vous aime. Et parce que s'il doit y avoir tromperie, le courage doit prendre le pas sur la lâcheté. Parce que l'amour doit être véritable et qu'on doit prendre des risques. Parce que lorsqu'on aime, on pardonne. Parce que lorsqu'on est aimé, on pardonne. On pardonne l'erreur de l'autre quand il dit la vérité. On lui pardonne mieux, plus sereinement que lorsqu'on découvre son mensonge. Parce que même si c'est cliché, totalement judéo-chrétien, inscrit dans tout ce que les poncifs ont de meilleur, l'amour c'est le pardon. Et le couple c'est l'authenticité. Les relations se doivent d'être authentiques parce qu'elles nous permettent de mieux se connaître soi-même et de mieux connaître les autres. Il faut oser dire la vérité, oser affronter les problèmes.
Comme ce petit garçon chez Andersen qui osa dire au roi qu'il était nu. Il faut tout simplement oser. Parce qu'après, il sera trop tard.

Durant ces derniers jours, plein de petits garçons et de petites filles ont découvert avec stupéfaction que le Père Noël n'existait pas. Sept ans à peu près de leur petite vie où leurs parents, les médias, les amis leur ont fait croire que ce gros bonhomme à la barbe blanche, habillé de rouge, muni d'une hotte et traîné par des rennes volants, allait leur déposer des cadeaux sous le sapin. Sept ans qu'on leur mentait. Et ce qui les a le plus troublés, ce n'est pas la non-existence du Père Noël mais le mensonge de leurs parents. Pourquoi ? Les yeux embués de larmes, pourquoi ?Au commencement, il y a le mensonge. Et la mauvaise foi. Le cocktail le plus horripilant chez l'être humain. Celui qui rend fou, qui inscrit l'autre dans le paradoxe. Pourquoi le mensonge? Pourquoi ment-on ? Pourquoi cache-t-on la vérité ? « Ce...
commentaires (4)

Mignon ce qu'elle raconte, la Médéa !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

17 h 25, le 05 janvier 2014

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Commentaires (4)

  • Mignon ce qu'elle raconte, la Médéa !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    17 h 25, le 05 janvier 2014

  • LA LOGIQUE BIEN HUMAINE ET ÉGOÏSTE DIT : MON MENSONGE EST PARDONNABLE ! CHOU FIYA OULO KIZBÉ ZGAYOURA... CELUI DES AUTRES EST CONDAMNABLE ! KIZBÉ AKBAR MIN JABAL...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 35, le 05 janvier 2014

  • Oser dire ,affronter nos imaginations restera sans doute un de nos grands points faibles dans ce monde devenu trop virtuel .

    Sabbagha Antoine

    17 h 01, le 04 janvier 2014

  • Tres beau... Bel essai sur le mensonge...

    Michele Aoun

    09 h 52, le 04 janvier 2014

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