Une femme tuée, Fatima Leila Bartal, et trois blessés : tel est le premier bilan des affrontements aux armes légères et lourdes qui ont éclaté hier à Tripoli entre Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen, à l'issue de l'attentat de Haret Hreik. Ces affrontements ont été déclenchés par des tirs de joie qui célébraient l'attentat de Haret Hreik, selon des témoins. Par la même occasion, les rues de Tripoli ont vu un impressionnant déploiement armé, des routes coupées et des pneus brûlés, plus particulièrement à la place al-Nour, ainsi qu'à Bab el-Raml. Les tireurs embusqués ont aussi repris du service et visé un citoyen dans les souks intérieurs de Tripoli.
Le regain de tension dans la capitale du Nord durant la période des fêtes a gagné les environs du camp palestinien de Beddawi où « des mouvements anormaux d'habitants syriens » ont été constatés par le Comité sécuritaire palestinien qui a alerté l'armée, comme l'a rapporté une source militaire. Après avoir effectué une perquisition dans le complexe résidentiel al-Chreidy, situé sur la colline de Beddawi à proximité du camp, une patrouille de l'armée a saisi une quantité d'armées et de munitions et procédé à l'arrestation de 20 personnes, parmi lesquels des réfugiés syriens. « Celles-ci seraient soupçonnées d'être liées à un attentat récent au Liban », précise la source militaire.
Liban
Reprise des affrontements à Tripoli après l’attentat de Haret Hreik
OLJ / le 03 janvier 2014 à 00h00


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