Jusqu'à hier soir, le Hezbollah n'avait pas encore réagi à la décision de l'Arabie saoudite d'accorder trois milliards de dollars au Liban à titre d'aide à l'armée pour l'achat d'équipements et de matériel militaires de la France, mais les alliés de la Syrie n'ont pas manqué d'exprimer leur scepticisme quant aux mobiles du geste saoudien.
Le plus véhément a été le parti Baas libanais. Tout en jugeant que le rééquipement des forces régulières est une « nécessité nationale », son secrétaire général, l'ancien ministre Fayez Chokor, a estimé que « l'exploitation de ce besoin à des fins qui n'ont rien à voir avec sa finalité suscite des interrogations, surtout que le don a été annoncé à la faveur de la visite du président français à Riyad, que c'est la France qui en profite et que l'ennemi sioniste s'en est félicité ».
« Les interrogations, a poursuivi M. Chokor, sont nombreuses, d'autant que le président de la République s'est occupé seul de cette affaire et occulté le rôle du gouvernement habilité à approuver ce genre d'aide. » « Plus encore, pourquoi doit-on accepter cette aide et refuser d'autres avancées par la Russie et l'Iran pour armer la troupe ? Qui décidera du matériel à accorder à l'armée et de ses besoins ? Quelles sont les conditions qui seront imposées en contrepartie ? » s'est-il interrogé.
Reçu à Rabieh par le chef du CPL, le général Michel Aoun, le secrétaire général des Mourabitoun, Moustapha Hamdane, a indiqué qu'avec les trois milliards de dollars, « il est possible d'acheter des missiles sol-sol et sol-air sophistiqués qui seraient postés contre Israël ». « Mais s'ils devaient servir à l'achat d'uniformes, d'armes légères et de véhicules, ce serait du vol », a-t-il dit, alors que l'ancien député Najah Wakim reprochait au président Sleiman « un parti pris total en faveur de l'axe dirigé par l'Arabie saoudite ». « Le discours du chef de l'État (dimanche) a montré qu'il essaie de pousser le pays vers une véritable catastrophe dont il aura à assumer la responsabilité à cause de sa politique », a-t-il ajouté.
Dans les rangs du CPL, les réactions étaient mitigées. Alors que le député Sélim Salhab relevait qu' « on ne peut que réagir positivement au don saoudien », son collègue, Ibrahim Kanaan, s'en est également félicité, mais a ajouté, au terme d'une réunion du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, qu'il s'agit d'une « déclaration d'intention » et qu'il faudra « attendre d'avoir davantage de détails sur la question et savoir s'il existe des conditions à cette initiative ».
Liban
Un « oui, mais » du 8 Mars aux milliards saoudiens
OLJ / le 31 décembre 2013 à 00h00


C'est toujours bon a prendre de toute facon , MAIS , une somme remise a Holladouille en main prpre , qui est l'ami le plus proche d'israel qui est allie aux bensaouds , l'ami de mon ami est mon ami , avouez que c'est douteux . De 2 choses l'une ou c'est un bluff , un de plus ou c'est pour augmenter la discorde au sein meme de l'armee .
17 h 46, le 31 décembre 2013